Je teste une prise Zigbee à moins de 10 €

⚠️ Avertissement sécurité

Ce test décrit le comportement domotique d’une prise Zigbee générique à moins de 10 € (intégration, mesures, trafic Zigbee, etc.). Il ne constitue pas un banc d’essai de sécurité électrique au sens des laboratoires indépendants.

Ce type de prise low-cost, sans marque forte ni certification clairement vérifiable, n’est pas adapté aux appareils fortement consommateurs ou critiques (lave-linge, sèche-linge, radiateurs, chauffe-eau, four, etc.). Pour ces usages, je recommande des produits de fabricants identifiés, avec documentation sérieuse, certifications explicites et réputation à défendre.

Je réserve désormais ce type de matériel à des charges modestes, dans des scénarios où un éventuel défaut resterait limité. Chacun reste responsable de ses choix : ne prenez pas ce test comme une validation de sécurité, mais comme un retour d’expérience domotique.

Je teste aujourd’hui une prise Zigbee à moins de 10 €, un modèle générique acheté chez plusieurs vendeurs différents, sans vraie marque mise en avant.

Je voulais vérifier si ce type de prise premier prix pouvait réellement trouver sa place dans Zigbee2MQTT et Home Assistant, sans faire exploser mon budget ni dégrader mon réseau Zigbee.

À ce tarif, je cherche surtout une prise simple, capable de faire du on/off proprement, de remonter des mesures cohérentes, et de rester fiable dans le temps, pour des charges raisonnables et non pour les pires consommateurs de la maison.

🎯 Mes objectifs

J’ai besoin d’une prise connectée pour piloter une charge et suivre sa consommation électrique.

J’ai donc choisi ce modèle générique, vendu sous plusieurs formes très proches selon les boutiques.

Mon idée est simple : vérifier si cette prise très économique peut vraiment servir au quotidien, sans me compliquer la vie dans Zigbee2MQTT et Home Assistant, en la limitant à des usages prudents.

Je veux aussi comprendre jusqu’où je peux lui faire confiance. Une prise connectée, ce n’est pas seulement un gadget domotique. C’est un appareil branché sur le secteur, qui doit tenir la charge, mesurer correctement, et ne pas devenir un point faible dans la maison. Sur cet aspect, je ne peux pas me substituer à des tests de laboratoire : mes essais restent ceux d’un utilisateur averti, pas d’un organisme de certification.

🔍 Je vérifie le modèle reçu

  • Sur la fiche technique : la référence n’est pas vraiment précisée clairement.
  • Sur le carton : les emballages sont identiques d’un vendeur à l’autre.
  • Type d’équipement : prise Zigbee murale avec mesure de consommation.
  • Protocole : Zigbee.
  • Alimentation : secteur.
  • Installation prévue : prise de test dans Home Assistant.
  • Plages de mesure : puissance, courant, tension, énergie.
  • Dimensions / IP : format compact, usage intérieur.

Je note aussi la présence d’un marquage CE sur l’étiquette.

Je le relève, bien sûr, mais sans lui accorder une confiance aveugle. Le sujet des faux logos ou des marquages « China Export » très proches du vrai logo CE rappelle qu’on ne peut pas se contenter d’un pictogramme sur un carton pour parler de sécurité.

Sur ce type de matériel premier prix, j’aime rester prudent et regarder surtout le comportement réel du produit, en gardant en tête que cela ne remplace pas des essais menés par des laboratoires indépendants.

🛒 Où acheter cet équipement ?

Je ne peux pas parler ici d’une vraie marque au sens classique du terme. C’est un produit générique, visiblement diffusé par plusieurs vendeurs différents avec les mêmes photos, les mêmes promesses et, au final, des produits qui semblent identiques.

Le prix constaté varie entre 8 et 10 €, selon les périodes, les promotions et sans doute aussi l’humeur des vendeurs.

C’est exactement le genre d’achat où l’on accepte une part de loterie.

Sur les sites de vente, rien ne distingue clairement une bonne série d’une série moins réussie.

À l’œil, tout se ressemble. Pourtant, derrière la même coque, le comportement peut varier selon le lot, le firmware ou la qualité de fabrication.

Je donne tout de même le lien vers la fiche TS011F du Labo Sigalou vers le vendeur chez qui j’ai acheté la prise de ce test.

📦 Déballage et premières impressions

À la réception, le carton est à la taille de la prise.

Le produit est correctement maintenu à l’intérieur, donc je ne peux pas dire que l’emballage soit bâclé.

En revanche, un détail saute rapidement aux yeux : l’encre de l’étiquette bave sur quasiment tous les modèles que j’ai reçus. Au premier regard, on a presque l’impression que les boîtes arrivent sales. En réalité, c’est surtout une impression liée à une qualité d’impression très moyenne.

La prise, elle-même, me surprend plutôt en bien. Le plastique est sérieux, et je le trouve proche de celui de certaines grandes marques.

Je ne ressens pas du tout l’effet gadget creux ou plastique ultra bas de gamme. C’est même l’un des premiers bons points de ce produit.

Le mode d’emploi, en revanche, mérite franchement la médaille du document inutile. Il existe, donc je ne peux pas dire qu’il soit absent, mais il n’apporte presque rien. Heureusement, dans un environnement Zigbee2MQTT et Home Assistant, je m’en passe sans difficulté.

Comparaison avec la Nous A7Z

J’aime bien les Nous A7Z que j’utilise depuis plusieurs années, voici une petite comparaison physique (La Nous est toujours à droite sur l’image).

 

 

🔧 Mise sous tension

Je commence mon test simplement : je branche la prise.

Dès la mise sous tension, la LED bleue du bouton se met à clignoter immédiatement. C’est exactement le comportement que j’espérais voir. Cela signifie que la prise entre directement en mode appairage, sans manipulation compliquée.

Je trouve cela important, surtout pour un produit générique. Quand un appareil low cost me fait perdre du temps dès la première minute, il part déjà avec un handicap.

Ici, ce n’est pas le cas. La prise se comporte proprement dès le premier branchement.

🔗 J’appaire dans Zigbee2MQTT

  • Je mets Zigbee2MQTT en autorisation d’appairage.
  • Je branche la prise.
  • La LED bleue clignote immédiatement.
  • La prise est détectée sans délai.
  • Je la renomme en Prise en test.
  • J’active la mise à jour de l’ID d’entité Home Assistant.

L’association se passe exactement comme je l’espérais. En quelques secondes.

Je n’ai pas besoin de recommencer, de débrancher, ni d’essayer des manipulations exotiques. Tout se fait naturellement, ce qui est toujours agréable sur un produit générique sans documentation sérieuse.

Dans Zigbee2MQTT, la prise est reconnue comme TS011F avec la définition TS011F_plug_3.

TS011F est exactement le même modèle Zigbee que la Prise Nous A7Z que j’aime bien, que j’avais testée ici : Je teste la prise Zigbee Nous A7Z

Elle apparaît comme une prise Tuya avec surveillance de consommation par polling. Ce détail est très intéressant, parce qu’il explique en partie son comportement et certaines particularités de mesure.

🏠 Intégration dans Home Assistant

Une fois renommée, je vais dans Home Assistant.

Je passe par les paramètres, puis les outils de développement, puis la vue des Etats. Je tape simplement prise, et je retrouve tout de suite Prise en test. Je clique ensuite sur la fiche de l’équipement pour regarder en détail tout ce qu’elle expose.

Dans Informations sur Appareil, je retrouve les éléments essentiels : Smart plug (with power monitoring by polling) (TS011F_plug_3), le fabricant Tuya, la connexion via Zigbee2MQTT Bridge, le micrologiciel 500+TZSKT11RM106 et le matériel indiqué à 2.

Pour une prise générique, je trouve l’intégration propre, lisible et rassurante.

Je vois aussi les cartes de contrôles, de capteurs, de configuration, d’activité et de diagnostic. Cette vue est très utile, car elle montre que la prise n’est pas juste visible dans Home Assistant : elle est correctement intégrée, avec des fonctions clairement séparées et exploitables.

📊 Expositions Zigbee2MQTT de la prise

Je regarde ensuite la liste des expositions dans Zigbee2MQTT, parce que c’est elle qui me dit précisément ce que je vais pouvoir exploiter dans Home Assistant et dans mes automatismes. Et là, la prise se révèle plutôt complète pour un modèle vendu à ce prix.

  • State : état marche / arrêt de la prise.
  • Countdown : arrêt après une durée définie.
  • Power outage memory : comportement après coupure de courant.
  • Indicator mode : gestion de la LED.
  • Power : puissance instantanée.
  • Current : courant instantané.
  • Voltage : tension mesurée.
  • Energy : énergie cumulée.
  • Child lock : verrouillage du bouton physique.
  • Linkquality : qualité de liaison Zigbee.

Je suis toujours attentif à ce point, car certaines prises économiques sont bien moins bavardes.

Ici, je retrouve l’essentiel pour une utilisation sérieuse.

Je peux piloter, mesurer, diagnostiquer, et ajuster quelques comportements pratiques sans bricolage particulier.

La prise est aussi reconnue comme router. Ce point compte beaucoup dans une installation Zigbee, parce qu’une prise branchée en permanence ne sert pas seulement à commander une charge.

Elle renforce aussi le maillage du réseau. C’est un bonus que j’apprécie toujours.

⚙️ Paramètres que je règle

J’aime quand un appareil propose des options, mais j’aime encore plus quand je peux rester simple. Sur cette prise, je n’ai pas besoin de tout modifier pour obtenir un comportement cohérent. Je garde donc une configuration volontairement sobre.

 

 

  • Countdown : je laisse à 0.
  • Power outage memory : je mets sur Restore.
  • Indicator mode : je mets sur off/on.
  • Child lock : je laisse sur Off.

  • Calibrations et offsets : je n’y touche pas.

Le réglage Restore pour le retour après coupure me paraît logique. Si la prise était allumée avant une coupure, elle revient allumée. Si elle était éteinte, elle reste éteinte. C’est exactement le comportement que j’attends dans une installation domotique sérieuse.

Je laisse aussi le Child lock désactivé. Mes filles ont grandi, donc je n’ai plus besoin de verrouiller le bouton physique. Ce détail peut sembler anecdotique, mais c’est aussi ce genre d’option qui montre qu’une prise comme celle-ci peut s’adapter à des contextes de vie très différents.

Quant aux paramètres de calibration, je préfère ne pas y toucher tant que les mesures me semblent cohérentes. Je ne cherche pas ici à transformer cette prise en instrument de laboratoire. Je veux surtout un appareil simple, exploitable et fiable dans un usage domestique courant.

🧠 Ce que cache la référence TS011F_plug_3

La référence TS011F_plug_3 n’est pas un détail sans importance. Zigbee2MQTT la décrit comme une prise avec mesure de consommation by polling.

En clair, ce n’est pas toujours la prise qui pousse spontanément toutes ses mesures. C’est souvent Zigbee2MQTT qui l’interroge à intervalles réguliers pour récupérer la tension, le courant, la puissance et l’énergie.

Ce point explique la présence du paramètre measurement poll interval dans les paramètres spécifiques. Il permet de définir la fréquence d’interrogation des mesures. Par défaut, la logique reste raisonnable (60s), et dans mon cas je préfère conserver ce comportement standard plutôt que de vouloir forcer des mises à jour plus agressives. A noter qu’on peut désactiver cela si on n’en a pas l’utilité. Cela économise du trafic réseau Zigbee.

J’ai lu que cette référence a aussi une petite réputation dans les communautés domotiques. Certaines séries fonctionnent parfaitement. D’autres remontent des mesures bloquées à zéro, ou se comportent moins proprement selon le firmware ou les versions de l’intégration. C’est exactement le genre de nuance importante à connaître avant d’acheter plusieurs exemplaires d’un même modèle.

Dans mon cas, avec le micrologiciel 500+TZSKT11RM106, la prise se comporte correctement. Les mesures remontent, le on/off fonctionne, et l’intégration générale est propre. Je suis donc visiblement tombé sur une bonne série, ce qui renforce encore le côté bonne surprise de ce test.

⚠️ Mon doute sur les prises premier prix

Je préfère aussi rester honnête sur un point : ce type de prise à très bas prix garde toujours une part d’inquiétude.

Le marquage CE est présent, mais il ne me suffit pas à lever toutes les questions. Je ne peux pas savoir, au moment de l’achat, si je tombe sur une fabrication parfaitement maîtrisée ou sur un lot plus approximatif.

Je garde donc toujours en tête des questions simples : comment la prise va-t-elle se comporter si je monte en ampérage ? Va-t-elle chauffer ? Bien tenir dans le temps ? Se mettre en sécurité ? Vieillir correctement ?

Sans preuve concrète de défaut sur mon exemplaire, je ne vais pas jouer l’alarmiste, mais je trouve sain de conserver ce doute raisonnable.

Je me méfie aussi des discours trop simplistes. On nous explique souvent qu’il faut acheter plus local pour éviter ces risques, alors que beaucoup de produits plus chers sont eux aussi fabriqués en Chine.

À mes yeux, la vraie question n’est pas seulement le pays de fabrication. C’est surtout le niveau de contrôle, le cahier des charges, et la constance entre les séries. Et là, qui peut savoir ?

Probablement pas l’acheteur final, mais les laboratoires indépendants et les marques sérieuses qui payent pour de vrais contrôles.

Au final, je conclus simplement que ce doute persiste sans que cela doive tourner à la paranoïa.

Je teste, j’observe, je garde du bon sens, et je n’utilise plus ce type de prise sur les appareils les plus exigeants ou critiques. C’est probablement la position la plus raisonnable sur ce genre de produit.

🔌 Je teste le bouton physique

Je vérifie ensuite le bouton physique. Il fait exactement ce que j’attends : un vrai on/off local. J’appuie, la prise s’allume ou s’éteint. Ce n’est pas un simple bouton de configuration déguisé en commande. C’est un vrai contrôle manuel, utilisable au quotidien.

Pour moi, ce point est très important. Une prise connectée qui reste utilisable localement garde une forme de bon sens. En cas de souci réseau, de maintenance ou simplement pour aller vite, je peux toujours agir directement dessus.

⚡ Je regarde les mesures électriques

Je passe ensuite aux premières valeurs remontées par la prise. À vide, je retrouve une tension autour de 221 à 222 V, une puissance à 0 W, un courant à 0 A et une énergie à 0 kWh au moment du démarrage. Tout cela me paraît cohérent.

Je ne suis évidemment pas en train de comparer cette prise à un appareil de métrologie professionnel, mais pour un usage domestique, les relevés ont l’air propres et crédibles.

C’est exactement ce que j’attends d’une prise de suivi de consommation dans Home Assistant. Quand je veux savoir si mon réfrigérateur tourne ou pas, cela est largement suffisant.

Mon ressenti à ce stade est plutôt bon : les mesures sont cohérentes, l’affichage est clair, et je n’ai pas besoin de toucher aux calibrations pour obtenir quelque chose d’exploitable. À ce prix, c’est déjà une très bonne base.

🩺 Je vérifie la santé du réseau Zigbee

Comme cette prise fonctionne avec des mesures remontées par polling, je voulais aussi vérifier qu’elle ne spamme pas mon réseau Zigbee. C’est un point important, car certaines prises ou certains réglages peuvent rapidement ajouter du trafic inutile dans un réseau déjà chargé.

Pour cela, j’utilise la fonctionnalité Santé de Zigbee2MQTT. Elle me permet de regarder le nombre total de messages traités, ainsi que le nombre de messages par seconde. Je filtre simplement sur Prise en test pour observer son comportement réel.

Le résultat est bon. Sur ma capture, je vois 89 messages et environ 0,0557 message par seconde. Pour moi, c’est très bon. Je ne vois aucun signe de spam réseau, ni de comportement anormal. Il faudra confirmer avec une utilisation plus longue.

C’est rassurant, car cela confirme que cette prise peut rester en production sans dégrader visiblement la santé du réseau Zigbee.

🧹 Je garde une fiche propre dans Home Assistant

Une fois les tests terminés, je désactive dans Home Assistant les entités dont je n’ai plus besoin. Je préfère garder une interface propre, lisible, et éviter de multiplier les capteurs ou commandes inutiles dans mon quotidien. Si j’ai besoin de les réactiver un jour, je pourrai toujours ajuster cela ensuite dans Zigbee2MQTT.

Sur la vue finale, je retrouve une fiche claire avec les informations sur l’appareil, la commande principale, les capteurs utiles, la configuration conservée, l’activité récente et la partie diagnostic. J’aime beaucoup cette étape, parce qu’elle transforme un simple test technique en une vraie intégration propre pour une utilisation durable.

C’est aussi un point qui manque souvent dans les tests de produits domotiques. Beaucoup montrent l’appairage, mais pas l’état final en production. Or, c’est souvent là que l’on voit si un appareil est réellement agréable à vivre ou non.

🔍 Ce que disent les communautés

Problèmes remontés : certaines séries TS011F n’exposent plus correctement les mesures, restent bloquées à zéro, ou se comportent différemment selon le firmware et les versions de l’intégration Zigbee.

Ce que j’en retire : avec ce type de prise Tuya premier prix, il y a toujours une part de hasard. À l’achat, rien ne permet vraiment de distinguer une bonne série d’une mauvaise. Mon exemplaire se comporte correctement, mais cette variabilité fait partie du jeu.

Mes astuces : je commence toujours par un test unitaire, je vérifie les expositions, je surveille les mesures, je regarde la santé du réseau, et je n’achète jamais en grande quantité avant d’avoir validé un premier exemplaire. Et désormais, je réserve les tests avec des charges fortes aux produits issus de marques identifiées, conçus pour cela et accompagnés de certifications claires.

💬 Mon avis après mise en service

✅ Forts : prix très bas, appairage immédiat, plastique correct, mesures cohérentes, bouton physique on/off, intégration Zigbee2MQTT et Home Assistant propre, rôle de routeur utile, trafic Zigbee raisonnable.

❌ Faibles : pas de vraie marque, notice ridicule, étiquette mal imprimée, qualité difficile à juger à l’achat, doute raisonnable sur la constance entre les séries et la tenue réelle dans le temps, absence de garanties solides sur la sécurité pour des charges élevées.

Mon verdict : je trouve cette prise franchement intéressante pour son prix pour des usages modestes.

C’est une bonne surprise, surtout parce qu’elle fait le travail sans me compliquer la vie. Je garde malgré tout une réserve importante, comme toujours avec les prises premier prix sans vraie traçabilité ni certification solide.

Sans devenir parano, je préfère simplement rester lucide.

Tant que l’on sait ce que l’on achète, que l’on teste proprement, et que l’on garde du bon sens, cette prise peut tout à fait trouver sa place dans une installation domotique à petit budget, mais pas sur les appareils les plus critiques ou les charges les plus lourdes.

J’ajoute un Door Sensor à ma serrure Nuki Smart Lock Ultra

📘🔐 Dossier spécial : Nuki Smart Lock Ultra

Cet article fait partie de mon dossier complet de l’installation aux accessoires, en passant par la domotique.

Quand j’ai installé la Nuki Smart Lock Ultra sur ma porte d’entrée, j’ai déjà fait un bond en avant côté confort : plus de clé à chercher, ouverture depuis le smartphone, intégration dans Home Assistant (ma plateforme domotique)… bref, le quotidien est devenu beaucoup plus fluide.

Puis j’ai ajouté le Keypad 2 NFC, et là, la famille a définitivement adopté la serrure : chacun son code, sa logique, ses habitudes.

Mais il restait une question que je me posais un peu trop souvent :

“OK, la serrure est verrouillée… mais est‑ce que la porte est vraiment fermée ?”

C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’ajouter le Nuki Door Sensor.

🧲 Pourquoi un Door Sensor sur une serrure déjà connectée ?

Sans Door Sensor, la Nuki Ultra sait très bien dans quelle position se trouve la serrure : verrouillée, déverrouillée, en cours d’action.

En revanche, elle ne sait rien de l’état physique de la porte : fermée, ouverte… tout ça reste invisible sans capteur dédié.

Résultat, on peut se retrouver avec :

  • une porte mal fermée mais verrouillée (oui, c’est possible…) ;
  • des automatismes qui verrouillent alors que la porte n’est pas en butée ;
  • zéro alerte si la porte reste ouverte “un peu trop longtemps”.

Le Door Sensor vient apporter cette information manquante à la Smart Lock : il permet à Nuki de savoir si la porte est fermée ou ouverte, et d’en tenir compte dans l’app, les notifications et les intégrations (Home Assistant, autres systèmes).

🚪 Pourquoi pas un capteur porte/fenêtre Zigbee ou Matter ?

C’était ma première idée : j’aurais pu vérifier que la porte était fermée avec un capteur domotique Zigbee ou Matter, relié à Home Assistant (ou toute autre box domotique), comme je le fais déjà pour d’autres portes et fenêtres.

Et oui, ça fonctionne. Mais la vraie différence avec le Door Sensor de Nuki, c’est que cet équipement fait partie de l’écosystème Nuki :

  • le Door Sensor communique en permanence avec la serrure ;
  • la serrure adapte son comportement en fonction de l’état de la porte (ouverte / fermée) ;
  • tout se configure au même endroit, dans l’application Nuki, sans passer par Home Assistant.

Par exemple, la serrure ne va pas se mettre en mouvement tant que la porte n’est pas fermée, et à l’inverse, dès que la porte est fermée, la serrure peut se verrouiller automatiquement.

Évidemment, tout cela se configure via l’application Nuki, de manière intégrée et indépendante, sans avoir besoin d’ouvrir Home Assistant. Pour un débutant, c’est beaucoup plus simple : une seule appli, un seul univers.

🧩 À quoi ressemble le Nuki Door Sensor ?

Door Sensor Nuki

Le Door Sensor se compose de deux éléments :

  • un capteur magnétique (le “gros” module), à fixer sur le cadre de la porte ;
  • un aimant discret, à fixer directement sur la porte.

Les deux se montent côté intérieur, comme la Smart Lock. Le capteur mesure le champ magnétique émis par l’aimant et, en fonction de cette mesure, il détermine si la porte est considérée comme fermée ou ouverte.

⚠️ Important :

  • le Door Sensor est prévu pour les portes en bois ou en plastique ;
  • les portes métalliques et les portes coulissantes ne sont pas supportées (le métal perturbe la mesure, et les portes coulissantes sortent complètement de la géométrie prévue).

Si votre porte d’entrée est en métal, ce capteur n’est pas adapté : il faudra alors partir sur une autre solution (capteur domotique classique + logique dans Home Assistant, par exemple).

🧪 Capteur Nuki vs capteurs d’ouverture “classiques” (ON/OFF binaire)

C’est là que Nuki fait un choix technologique très différent de nos fameux petits capteurs portes/fenêtres Zigbee/Z-Wave à 10–20 €.

🔌 Comment fonctionne un contact magnétique classique (Reed) ?

Les capteurs de porte/fenêtre classiques sont généralement basés sur un interrupteur Reed :

  • l’aimant est proche → les lamelles métalliques du Reed se touchent → le circuit est fermé ;
  • l’aimant s’éloigne → les lamelles se séparent → le circuit est ouvert.

Interrupteur Reed

C’est binaire, ultra simple, très robuste… mais limité :

  • le capteur ne “comprend” que ON/OFF (proche / pas proche) ;
  • il ne sait pas faire la différence entre légèrement entrouvert et porte grande ouverte : dès qu’on dépasse sa distance de bascule, c’est “ouvert”, point.

C’est parfait pour beaucoup d’usages (alarme périmétrique, simple info d’ouverture), mais on reste sur une logique tout ou rien qui ne tient pas compte des petites nuances mécaniques de la porte.

💶 Ce que fait Nuki de plus (et pourquoi c’est plus cher)

Le Door Sensor de Nuki ne se contente pas d’un simple interrupteur Reed binaire : il utilise un capteur magnétique plus sophistiqué qui mesure l’intensité du champ magnétique généré par l’aimant.

Nuki ne précise pas s’il s’agit d’un capteur à effet Hall ou d’un capteur magnétorésistif.

Pendant la calibration, le capteur enregistre la valeur du signal dans différentes positions :

  • porte fermée ;
  • porte ouverte (avec un déplacement progressif entre les deux).

Ensuite, Nuki définit des seuils internes pour décider si, à un instant T, la porte doit être considérée comme fermée ou ouverte. Vous ne voyez que “fermée / ouverte” dans l’application, mais derrière, la logique tient compte de plusieurs valeurs intermédiaires.

Le système est donc plus fin qu’un simple ON/OFF brut : il tient compte d’une plage de valeurs, ce qui améliore la tolérance aux micro‑variations (jeu dans la porte, dilatation, légers écarts de position, etc.).

J’ai eu le sentiment que ce capteur a une forme de capacité d’apprentissage : les premiers tests étaient moyens et, petit à petit, il semble “comprendre” l’état de la porte de mieux en mieux.

Concrètement, la technologie choisie et l’intelligence mise derrière expliquent :

  • le prix supérieur du Door Sensor par rapport à un simple contact d’alarme ;
  • le fait qu’il soit pensé comme accessoire “intégré” à l’écosystème Nuki (en termes de design, d’app, de notifications, de Matter, etc.), et pas comme un capteur générique à 2 fils.

Pour un débutant, on peut résumer ça ainsi : un capteur Reed classique répond juste “oui/non”, le Door Sensor Nuki observe un peu plus finement ce qui se passe, et en plus il discute directement avec la serrure.

🛠️ Installation sur ma porte : simple, mais à soigner

Assistant d'installation

Comme pour la Smart Lock Ultra, Nuki propose un assistant très bien fait dans l’app. Mais il y a quand même quelques subtilités qui méritent d’être bien respectées.

🧽 1. Préparation des surfaces

Nuki recommande :

  • de nettoyer la zone de collage (alcool / nettoyant doux) ;
  • de vérifier que la surface est plane et sèche, pour que la plaque de fixation du capteur adhère correctement.

Un capteur qui a un léger jeu sur sa base, c’est la porte ouverte aux faux positifs… (dans tous les sens du terme).

📍 2. Positionnement du capteur et de l’aimant

Les règles officielles :

  • le capteur se fixe sur le cadre ;
  • l’aimant sur la porte, côté intérieur.

Deux grandes config possibles :

  • Porte et cadre au même niveau → aimant monté en parallèle du capteur ;
Montage variante A Montage variante A - autre vue
  • Porte en retrait ou en saillie → aimant monté à 90° sur le chant de la porte, mais toujours face au capteur.
Montage variante B Montage variante B - autre vue

Et surtout :

la distance entre le capteur et l’aimant doit être comprise entre 0,5 et 3 cm, porte fermée.

Schéma de montage Door Sensor

Nuki donne également un repère visuel avec la LED et la petite marque sur le capteur pour aligner le bas de l’aimant au bon endroit. Pour un débutant, suivez vraiment le schéma : ne placez pas “à l’œil”, suivez les repères.

🔋 3. Mise sous tension et appairage

Le capteur fonctionne sur une pile ER14250. À la première mise en service (languette retirée), il se met en mode maintenance, prêt à être ajouté.

Depuis l’app Nuki :

  • Menu → Manage devices → Accessories → Nuki Door Sensor ;
  • on suit l’assistant, la serrure détecte le capteur en Bluetooth ;
  • une fois appairé, on clipse le capteur sur sa plaque de fixation.

Si on souhaite le réinitialiser/modifier l’installation plus tard, on peut utiliser le bouton anti‑sabotage au dos pour le remettre en mode maintenance. Pour faire simple : si vous changez de place le capteur, pensez à le remettre dans ce mode avant de recommencer la procédure.

🔁 La calibration : l’étape où il ne faut pas se précipiter

Écran de calibration

La calibration, c’est le moment où le Door Sensor “apprend” ce qu’est une porte fermée et une porte ouverte sur TON installation spécifique.

L’assistant te demande, étape par étape :

  1. de fermer la porte → le capteur enregistre la valeur “porte fermée” ;
  2. d’ouvrir la porte selon les instructions → le capteur enregistre les valeurs associées à la position ouverte.

Nuki insiste très clairement sur un point dans sa doc :

il faut déplacer la porte lentement pendant ces étapes, pour que le capteur détecte correctement les variations du champ magnétique.

Pour un débutant : ne bâclez pas cette étape, prenez le temps de suivre exactement ce que l’app demande, sans forcer ni aller trop vite.

😅 Mes galères (et comment je m’en suis sorti)

Je ne vais pas mentir : je n’ai pas eu un comportement parfait du premier coup.

J’ai eu par exemple :

  • porte physiquement fermée, affichée “ouverte” dans l’app ;
  • ou un état qui mettait du temps à se mettre à jour.

En allant voir la doc de dépannage de Nuki, on retrouve les principales causes fréquentes :

  • distance capteur/aimant un peu trop limite (j’ai souvent été trop près) ;
  • porte bougée trop vite lors de la calibration (oui, c’est écrit dans la doc et partout et j’allais trop vite) ;
  • léger jeu mécanique dans la porte ;
  • capteur mal plaqué sur son support (oui, j’ai déplacé plusieurs fois le capteur et le double-face nécessitait d’être refait).

Sur ce dernier point, il y a un piège avec un petit capteur anti-arrachement (ou “anti-sabotage”).

Capteur anti-arrachement

Si le double-face n’est pas nickel, ce petit capteur bloque tout et un état particulier apparaît :

Door Sensor enlevé

“Enlevé” est très clair : le capteur ne touche plus complètement sa base, il faut refaire la tenue du double-face pour avoir à la place, sur cet écran, l’état normal du Door Sensor et de la batterie :

Door Sensor OK

Si Nuki a prévu l’affichage de cet état “enlevé”, c’est que beaucoup d’utilisateurs ont eu le souci. C’est bien pensé, mais ça surprend la première fois.

Ce que j’ai fait pour stabiliser tout ça :

  • relancer une recalibration depuis : Smart Lock → Settings → Manage Door Sensor → Calibrate Door Sensor ;
  • être beaucoup plus lent dans les mouvements de porte (oui, vraiment lent) ;
  • ajuster un peu la position de l’aimant pour rester bien dans la plage 0,5–3 cm ;
  • vérifier que le capteur était bien clipsé sans jeu.

Une fois ce combo respecté, le comportement est devenu franchement fiable.

📱 Ce que ça change dans l’application Nuki

Une fois le Door Sensor opérationnel, l’app Nuki ne se contente plus d’afficher :

  • 🔒 verrouillé / déverrouillé (état de la serrure),

mais aussi :

  • 🚪 Porte fermée / Porte ouverte (état de la porte).

État de la porte dans l'app Nuki

On voit donc des combinaisons du type :

  • Porte fermée + serrure verrouillée → parfait ;
  • Porte fermée + serrure déverrouillée → quelqu’un est à la maison ;
  • Porte ouverte + serrure verrouillée → à surveiller ;
  • Porte ouverte + serrure déverrouillée → porte réellement ouverte.

🔔 Notifications et alertes

Notifications Door Sensor

L’app permet de configurer des notifications liées à l’état de la porte :

  • alertes si la porte reste ouverte trop longtemps ;
  • alertes si la serrure essaie de verrouiller alors que la porte n’est pas fermée.

Pour une porte d’entrée, c’est exactement le genre de détail qui finit par compter au quotidien. Chacun peut choisir ce qu’il veut faire : être notifié tout le temps, seulement en mode “Absence”, ou pas du tout.

🤓 Et côté domotique, ça donne quoi ?

Comme je l’ai expliqué dans Je connecte la Nuki Smart Lock Ultra à ma domotique :

Entités Nuki dans Home Assistant

On retrouve dans Home Assistant l’état de la porte (Ouvert ou Fermé), que l’on soit en MQTT ou en Matter.

En effet, côté intégrations domotiques (Nuki Hub, MQTT, Home Assistant), on voit que le Door Sensor est exposé comme entité distincte, en plus de la serrure :

  • une entité lock.xxx pour la Smart Lock ;
  • une entité binary_sensor.xxx_door (ou équivalent) pour l’état de la porte.

Certains drivers Matter/SmartThings considèrent d’ailleurs que tout ce qui n’est pas “closed” est traité comme “open”. Autrement dit, si ce n’est pas explicitement fermé, c’est considéré comme ouvert.

À partir de là, on peut imaginer des scénarios dans Home Assistant :

  • empêcher un automatisme de verrouiller si doorState != fermé ;
  • déclencher une alerte si la porte passe à “open” alors que la maison est en mode “Absent” ;
  • allumer l’éclairage d’entrée sur transition “fermé → ouvert” après la tombée de la nuit.

Pour les débutants : pas besoin de se lancer là-dedans dès le premier jour. Le Door Sensor fonctionne déjà très bien avec l’app Nuki seule. La partie Home Assistant est une seconde étape pour aller plus loin.

✅ Mon avis après installation

Après quelques semaines d’utilisation, mon ressenti est clair :

  • Le Door Sensor est la brique qui manquait pour que la Nuki Smart Lock Ultra ait une vision cohérente de l’ensemble serrure + porte.
  • La différence technologique avec un simple contact magnétique explique le prix : on n’est plus dans le petit capteur binaire générique, mais dans un module intégré, calibré, pensé pour travailler main dans la main avec la serrure.
  • Côté usage, les notifications “porte restée ouverte” et la possibilité d’exploiter l’état de la porte dans Home Assistant apportent un vrai plus en confort et en sécurité.
  • Le vrai plus de chez plus, c’est que la serrure se verrouille quelques secondes après la fermeture de la porte : c’est impressionnant, totalement génial… et on s’y habitue beaucoup trop vite !

J’ai transformé ma SkyConnect Zigbee en Thread pour Matter

Dans Home Assistant, un coordinateur de Nabucasa (SkyConnect, ZBT-1, ZBT-2, …) peut servir soit à Zigbee, soit à Thread, mais pas comme une radio universelle pour tout faire à la fois. Dans ce test, une première clé est restée dédiée au Zigbee en production, et une seconde clé a été reconfigurée pour Thread afin de préparer un réseau Matter over Thread sans casser l’existant.
Voici le code HTML complet de l’article, déjà rédigé à la première personne et avec les titres descriptifs :

📌 Contexte

Mon but était simple : vérifier si une seconde SkyConnect pouvait devenir un adaptateur Thread directement depuis Home Assistant, sans brancher la clé sur un PC et sans toucher au Zigbee déjà opérationnel. J’ai choisi cette approche prudente parce que mon installation domotique fonctionnait déjà correctement, et je ne voulais pas tout bousculer.

Pour éviter tout risque, j’ai laissé la clé Zigbee intacte. La nouvelle clé m’a servi de banc d’essai, ce qui m’a permis de documenter clairement le comportement de Home Assistant et de garder un retour d’expérience propre.

💡 Différence entre Thread et Matter

Thread et Matter ne désignent pas la même chose. Thread est le réseau radio utilisé par certains appareils basse consommation, tandis que Matter est le standard qui permet à ces appareils de parler le même langage dans Home Assistant. La SkyConnect ne “fait” donc pas Matter toute seule : elle fournit la couche radio Thread, et Home Assistant gère ensuite l’intégration Matter.

🚦 Je pars d’une SkyConnect déjà en production

Au départ, une SkyConnect était déjà en service pour le Zigbee. J’avais une seconde clé, neuve, qui n’avait encore jamais été utilisée. C’est cette deuxième clé que j’ai branchée sur ma machine Home Assistant pour l’expérience.

Le choix de séparer les rôles m’a permis de comparer clairement les comportements : d’un côté le Zigbee de production, de l’autre une radio dédiée à Thread. C’était aussi, à mes yeux, la manière la plus sûre de tester un changement de protocole sans interruption de service.

🔎 Je laisse Home Assistant détecter la nouvelle clé

Une fois branchée, Home Assistant a détecté ma nouvelle SkyConnect dans la page des intégrations, dans la section des découvertes. La carte affichait “Home Assistant SkyConnect / Home Assistant Connect ZBT-1” avec un bouton Ajouter.

En parallèle, l’autre SkyConnect restait bien présente dans les intégrations configurées. Cela me confirmait que la production n’était pas impactée et que Home Assistant gérait déjà les deux instances comme deux appareils distincts.

🖱️ Je lance l’ajout depuis le tableau de bord

La nouvelle carte est apparue dans la zone “Découvertes”. J’ai cliqué sur Ajouter pour lancer l’assistant de configuration de cette seconde clé.

On voit bien avec cette simplicité inventée par Nabucasa, je n’ai pas eu besoin de passer par un flash manuel ni par un outil externe. La configuration s’est lancée directement depuis l’interface web de Home Assistant.

🧭 Je choisis le protocole de la clé

Après avoir cliqué sur Ajouter, Home Assistant m’a demandé de choisir le protocole de la clé. Deux options étaient proposées : Utiliser comme adaptateur Zigbee et Utiliser comme adaptateur Thread.

Ce choix m’a confirmé un point important : la SkyConnect est affectée à un rôle précis. Je devais choisir soit Zigbee pour un réseau classique, soit Thread pour préparer Matter over Thread.

🧵 Pourquoi je choisis Thread

J’ai retenu le choix de Thread pour tester le cas d’usage Matter over Thread. Mon objectif n’était pas de remplacer le Zigbee existant, mais de valider la création d’une radio Thread dédiée dans Home Assistant.

C’est aussi, selon moi, la bonne logique si l’on veut conserver une installation stable : un dongle garde le Zigbee en production, l’autre sert de base pour Thread.

⚙️ Je laisse Home Assistant installer OpenThread

Une fois Thread sélectionné, Home Assistant a lancé la mise à jour de l’adaptateur.

À ce stade, ma clé était en cours de transformation en adaptateur Thread. La procédure avançait dans Home Assistant sans intervention extérieure.

 

📈 Je surveille la progression du flash

La barre de progression a montré l’avancement de l’installation, notamment à 5 %. Cela me confirmait que la clé était bien en train d’être flashée avec le firmware OpenThread.

 

🛠️ Je termine la configuration de Thread

Après le flash, Home Assistant est passé à l’étape “Configuration de Thread”.

J’ai ensuite vu des messages comme “Installing app” puis “Starting app”, signes que la pile Thread était en train d’être déployée.

C’est à ce moment que Home Assistant orchestre le service OpenThread Border Router. En pratique, ma clé devient la radio Thread du système, et Home Assistant s’occupe de la couche réseau associée.

Le réseau Thread n’est pas un simple réglage cosmétique. Il s’agit d’une vraie mise en place réseau, avec un adaptateur radio qui devient capable de jouer le rôle de border router pour les appareils Thread compatibles Matter.

À la fin de la procédure, J’ajoute l’information MATTER pour ne pas confondre les clés.

Ma nouvelle clé apparaissait avec le firmware OpenThread RCP 2.7.2.0. Cela confirmait que la reconfiguration en Thread avait abouti correctement.

Home Assistant affichait alors deux appareils distincts dans l’onglet des appareils : un “Home Assistant SkyConnect” classique et un “Home Assistant SkyConnect MATTER”. La carte de l’intégration indiquait également “2 appareils”.

🧠 Je lis ce que cela m’apprend

Cette séparation est pratique, car elle montre visuellement les deux rôles. Une clé reste associée à l’usage historique, l’autre devient la radio dédiée à Thread/Matter.

Pour un retour d’expérience, c’est un point fort : le lecteur comprend immédiatement que la migration a créé une seconde instance logique dans Home Assistant, sans casser le premier usage.

🔬 Ce que ce test me prouve

Cette expérience m’a montré qu’il est possible de convertir une seconde SkyConnect en adaptateur Thread directement depuis Home Assistant. La procédure est intégrée, guidée, et ne demande pas de manipulations complexes hors de l’interface.

Elle m’a aussi montré que Home Assistant sait gérer la séparation entre Zigbee et Thread de manière claire. C’est particulièrement rassurant quand une installation Zigbee est déjà en production.

⚠️ Je garde une limite en tête

Il faut toutefois garder en tête qu’une SkyConnect ne devient pas un “hub Matter” autonome. Matter reste géré par l’intégration Matter de Home Assistant ; la clé fournit ici la connectivité Thread, pas toute la logique Matter à elle seule.

Autrement dit, la SkyConnect remplit pour Thread le rôle qu’un coordinateur remplit pour Zigbee : elle ouvre et relie le réseau à Home Assistant. La différence, c’est que Zigbee parle d’un coordinateur, tandis que Thread s’appuie sur un border router, et Home Assistant gère ensuite Matter au-dessus.

📝 Bilan et conclusion

Le plus intéressant dans ce test est sans doute la simplicité du flux. J’ai gardé une clé en Zigbee pour la stabilité, j’ai ajouté la seconde comme découverte, puis je l’ai reconfigurée en Thread via quelques clics seulement.

Pour quelqu’un qui veut tester Matter over Thread sans toucher à son installation existante, c’est une méthode propre et rassurante. Elle évite le démontage, le flash manuel et les risques de coupure sur le réseau Zigbee principal.

Au final, la transformation a fonctionné comme prévu. Home Assistant a détecté ma nouvelle SkyConnect, m’a proposé le choix Zigbee ou Thread, a installé OpenThread, puis m’a affiché une clé passée en mode MATTER/Thread avec un firmware OpenThread RCP.

Ce retour d’expérience me montre surtout qu’il est possible d’organiser proprement ses rôles radio dans Home Assistant : une clé pour la production Zigbee, une autre pour expérimenter Thread et préparer Matter over Thread.

Je teste le NOUVEAU détecteur de fumée Zigbee Heiman HS1SA-E-PLUS

🎯 Mes objectifs

Depuis très longtemps, j’ai des détecteurs de fumée  Heiman HS1SA-E pour protéger mon logement, ce module économique me donne pleinement satisfaction pour un usage basique.

Dans le cadre de la rédaction de mon comparatif des détecteurs de fumée Zigbee, j’ai questionné Heiman pour savoir s’ils envisageaient une évolution de ce produit.

Et surprise, une mise à jour du HS1SA-E était en cours de développement, ils m’ont envoyé trois exemplaires du nouveau produit qui devrait être le HS1SA-E-PLUS avec une quantité d’évolutions dans les expositions Zigbee, comme je vais l’expliquer plus loin.

Trois produits car une des grandes nouveautés c’est l’interconnexion des détecteurs, je vais donc tester cela.

 

🔍 HS1SA-E ou HS1SA-E-PLUS ?

Le HS1SA-E est à gauche et le HS1SA-E-PLUS est à droite, à moins que ce soit l’inverse. Je plaisante bien sur, ils sont totalement identiques de l’extérieur.

Pour savoir qui est qui, il faut aller comparer les étiquettes à l’intérieur.

J’ai reçu une préversion, les deux sont mentionnés HS1SA-E, je pense que la référence du nouveau serait modifiée dans les versions commercialisées.

Sur l’image, le nouveau est à gauche, avec le QR Code, il est mentionné Manufacture Date : 12/2025.

Voici l’étiquette complète, une fois dépliée :

Je profite pour relever les certifications présentes

  • UKCA : Remplace le marquage CE au Royaume‑Uni.

Indique que le détecteur respecte la réglementation britannique sur la sécurité des produits, la CEM, la radio, etc.

Obligatoire pour la mise sur le marché en Grande‑Bretagne (Angleterre, Écosse, Pays de Galles).

  • Marquage « maison » (bâtiment)

Symbole de produit destiné à un usage résidentiel (habitations).

On le voit souvent sur les détecteurs de fumée conformes aux normes de sécurité domestique en Europe.

Signale surtout le domaine d’usage, plus qu’une certification légale autonome.

  • Zigbee : Logo Zigbee avec mention « certified product ».

Atteste que l’appareil a passé les tests de conformité de la Zigbee Alliance pour Zigbee 3.0 (interopérabilité, protocole radio, sécurité).

Pertinent mondialement pour l’écosystème domotique, pas lié à un pays en particulier.

  • CE : Marquage réglementaire pour l’Union européenne et pays de l’EEE (Norvège, Islande, Liechtenstein) et souvent accepté en Suisse.

Indique conformité aux directives européennes (sécurité, CEM, radio RED, etc.), permettant la mise sur le marché dans tous ces pays.

Numéro d’organisme notifié « 2531 »

Identifie l’organisme qui a évalué la conformité (ici un laboratoire notifié européen pour la directive équipements radio / produits de construction).

Ce numéro complète le CE et est reconnu dans l’UE/EEE.

  • EN14604:2005/AC:2008 Norme européenne spécifiant les exigences pour les détecteurs de fumée à usage domestique.

Obligatoire ou fortement recommandée dans la plupart des pays de l’UE pour les détecteurs de fumée résidentiels (France, Allemagne, Belgique, etc.).

Reconnue aussi par certains pays hors UE qui adoptent les normes EN.

  • DBI Certification (logo œil/flamm e + « DBI CERTIFICATION »)

Organisme danois (« Dansk Brand- og sikringsteknisk Institut ») accrédité pour certifier les produits de sécurité incendie.

Certification surtout pertinente pour le Danemark et les pays nordiques où les assurances/autorités peuvent la valoriser.

Renforce la crédibilité du produit sur les marchés européens, sans être obligatoire partout.

  • Poubelle barrée

Symbole DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques).

Indique que le détecteur ne doit pas être jeté avec les ordures ménagères mais dans une filière de recyclage spécifique.

Utilisé dans l’UE, le Royaume‑Uni et plus largement en Europe.

🔍 Je vérifie le modèle reçu

  • Sur la fiche technique : HS1SA-E (qui deviendra HS1SA-E-PLUS) , détecteur optique de fumée Zigbee 3.0
  • Sur le carton : Heiman HS1SA-E  (qui deviendra HS1SA-E-PLUS) clairement indiqué
  • Type d’équipement : Détecteur de fumée
  • Protocole : Zigbee
  • Alimentation : Pile CR123A (3V), durée 10 ans estimée
  • Installation prévue : Plafond, pièces de vie

📦 Déballage et premières impressions

📦 Description du produit

Le détecteur est compact, livré avec un support à coller ou à visser au plafond. Un système de plaques métalliques, un jeu de vis et un outil de reset.

Le nouveau modèle propose un système génial de plaques magnétiques avec deux aimants et des double-face 3M

 

🛒 Où acheter cet équipement ?

Voici le lien vers la page dédiée au HS1SA-E-PLUS. J’y ai référencé les vendeurs et les prix.

🏡 Où je l’installe

Pour des mesures fiables, je choisis le plafond au centre de la chambre. J’évite les coins, cuisines ou garage pour faux positifs à cause des fumées de cuisine ou de la poussière.

🔋 Je repère la languette jaune qui doit isoler la pile

Languette jaune isolant la pile Je retire le socle (il suffit de dévisser de quelques degrés), puis je tire la languette pour alimenter le détecteur.

🔗 J’intègre ce détecteur à Zigbee2MQTT

Je mets Zigbee2MQTT en mode appairage au moment où je retire la languette, mais rien ne se passe (ce n’est pas automatique sur ce modèle).

Je trouve donc le petit trou sur le côté, j’y glisse un trombone pour appuyer quelques secondes jusqu’à ce que la LED clignote en vert.

L’appairage démarre aussitôt et, en quelques secondes, le module est intégré !

Ci-dessous, les 3 nouveaux produits détectés en HS1SA-E-PLUS et tout en haut, le produit précédent reconnu en HS1SA-E.

🖊️ Je renomme l’appareil

en Heiman Test 01 pour poursuivre les tests.

 

Détail des expositions de Zigbee2MQTT

Détail des expositions de Zigbee2MQTT

🔋 Battery

L’exposition Battery correspond au pourcentage de batterie restant remonté par le détecteur. En pratique, c’est l’indicateur le plus simple pour suivre l’autonomie au quotidien, par exemple 100% juste après installation.

Je l’affiche sur mon dashboard Home Assistant pour repérer rapidement une baisse anormale. Quand le niveau passe bas (typiquement sous 20%), je planifie le remplacement de la pile CR123A avant d’avoir des bips intempestifs ou une perte de supervision. On peut choisir de faire un test numérique sur cette exposition ou utiliser l’exposition Battery low qui est binaire, chacun sa préférence, l’appareil donne le choix.

🔎 Identify

L’exposition Identify sert à identifier physiquement le détecteur. Quand je déclenche cette action, le détecteur lance un clignotement de LED pour que je sache lequel est lequel.

C’est très utile si j’installe plusieurs détecteurs identiques dans la maison. Je peux les renommer proprement dans Zigbee2MQTT sans me tromper de pièce.

🌡️ Temperature

L’exposition Temperature remonte une température mesurée par le détecteur (en °C). Ce n’est pas la fonction principale d’un détecteur de fumée, mais c’est une donnée pratique, par exemple 20,9°C.

Je peux l’afficher sur le dashboard, ou l’utiliser dans une automatisation simple (ventilation, fenêtre, chauffage). Je garde en tête que ce n’est pas une sonde “précision” dédiée, mais plutôt un bonus pour contextualiser l’environnement.

🔥 Smoke

L’exposition Smoke indique si le détecteur a détecté de la fumée sous forme d’un état binaire (Vrai/Faux). Tant qu’il n’y a rien à signaler, je vois “Faux” sur le dashboard.

C’est l’exposition la plus importante pour la sécurité, car je m’en sers pour déclencher les notifications et les scénarios d’urgence. Par exemple : notification push immédiate, allumage des lumières, ouverture de volets, et éventuellement déclenchement de sirènes supplémentaires.

🪫 Battery low

L’exposition Battery low est un indicateur binaire qui signale si la batterie est presque vide. Même si la valeur “Battery” peut encore afficher un pourcentage, ce statut est un excellent déclencheur d’alertes car il représente un seuil “critique” côté appareil.

Je l’utilise pour envoyer une notification prioritaire et pour éviter de repousser le remplacement de pile. L’objectif est clair : ne pas attendre que le détecteur passe en mode bip régulier ou devienne instable sur le réseau.

🧪 Test

L’exposition Test indique si le détecteur est en train d’effectuer un test. C’est un état binaire (Vrai/Faux) qui devient “Vrai” pendant la phase de test, puis revient à “Faux” ensuite.

Je m’en sers pour vérifier que mes automatisations réagissent correctement à un test sans déclencher une panique générale. Ce mode est conçu pour être utilisé en dashboard, en notification et en automatisation.

🛠️ Fault state

L’exposition Fault state correspond à l’état de défaut du détecteur. Elle indique si l’appareil est dans un état normal, ou s’il remonte un type de problème (selon les “fault types” possibles).

Je l’affiche sur mon dashboard sécurité, car un défaut peut être aussi important qu’une alarme. Si ce statut change, je prévois une vérification sur place (pile, encrassement, positionnement) et je surveille la stabilité Zigbee.

🔇 Muted

L’exposition Muted indique si le détecteur est actuellement en mode muet ou en état normal. La précision importante est que ce statut est surtout pertinent quand le détecteur a été rendu muet pendant un état d’alarme, et pas comme un simple “mode silencieux” permanent.

Je l’utilise pour confirmer visuellement qu’un mute a bien été appliqué après un faux positif. C’est aussi très pratique pour éviter de “croire” que l’alarme est coupée alors qu’elle ne l’est pas.

✅ Trigger selftest

L’exposition Trigger selftest déclenche un auto-test à distance du détecteur. L’idée est simple : je peux vérifier périodiquement que l’appareil répond, sans appuyer physiquement sur le bouton.

Le self-test dure suffisamment longtemps (environ 21 secondes) pour que l’automatisation ait le temps d’agir. Dans mon cas, quand je lance un selftest, je surveille que Test passe à “Vrai”, que Smoke ne passe pas à “Vrai”, et j’écoute les bips de test (2 fois 3 bips) pour valider le bon fonctionnement.

🤫 Temporary mute

L’exposition Temporary mute permet de demander au détecteur de se mettre en mode muet à distance. C’est une commande très utile quand l’alarme sonne pour une cause non dangereuse, mais elle doit être utilisée avec bon sens : je vérifie toujours qu’il n’y a pas de vrai départ de feu avant de couper le son.

Le comportement dépend du contexte.

  • En état “low battery”, si je clique sur Temporary mute, le bouton peut revenir automatiquement à son état initial : c’est normal, car le son d’alerte “batterie faible” ne peut être coupé que pendant 12 heures, puis l’appareil reprend son avertissement.
  • En état d’alarme (fumée), je peux activer ou désactiver le muet, ce qui est idéal pour gérer un faux positif (vapeur, poussière) tout en gardant la main depuis le dashboard et sans aller appuyer sur le bouton de l’appareil.

💡 Heartbeat indicator

L’exposition Heartbeat indicator sert à activer ou désactiver l’indicateur lumineux (heartbeat). L’objectif est de gérer le clignotement de la LED, souvent utile pour confirmer que l’appareil est vivant, mais parfois gênant dans une chambre.

La documentation recommande de ne pas le désactiver “à l’aveugle” : si je coupe la LED, je compense avec un contrôle périodique (selftest programmé) et une détection d’appareil indisponible (offline) dans Home Assistant.

🔗 Interconnectable

L’exposition Interconnectable est prévue pour l’interconnexion entre détecteurs (logique “si un détecte, les autres réagissent”). L’explication fournie indique que cette exposition est pensée comme un déclencheur d’automatisation, plus simple et flexible que de s’appuyer uniquement sur “Smoke” ou “Test” pour piloter des sirènes externes.

Je l’utiliserais pour créer une alerte globale : si un seul détecteur déclenche, je fais sonner d’autres appareils (sirènes, enceintes, autres détecteurs) afin que l’alerte soit audible partout.

A ce stade, j’ai besoin de faire des essais avec au moins deux détecteurs pour tester cela.

📈 Smoke level

L’exposition Smoke level remonte un niveau de fumée mesuré sous forme de valeur numérique (par exemple 0.00 en situation normale). C’est une information plus fine qu’un simple “Smoke = Vrai/Faux”.

Je peux l’exploiter en prévention : afficher la tendance sur un dashboard, ou déclencher une notification “pré-alerte” si le niveau monte progressivement avant le déclenchement de l’alarme.

J’ai également un moniteur de qualité de l’air dans la pièce, je vais pouvoir voir si le détecteur de fumée réagit quand le moniteur de qualité de l’air m’informe que la qualité de l’air intérieur est devenue mauvaise.

📏 Smoke unit

L’exposition Smoke unit précise l’unité associée à la mesure “Smoke level”. Dans la documentation, cette unité est pensée pour faciliter les scripts et automatisations, notamment parce que le produit vise un usage international.

Concrètement, ça m’évite de faire des hypothèses dans mes automatisations. Je peux aussi adapter mes seuils si je change de modèle plus tard, en gardant une logique cohérente.

🧼 Chamber contamination

L’exposition Chamber contamination indique le niveau d’encrassement de la chambre de détection à fumée.

Les valeurs possibles sont :

  • normal : Chambre propre, détection optimale.
  • light_contamination : Contamination légère, surveiller.
  • medium_contamination : Contamination moyenne, nettoyer bientôt.
  • critical_contamination : Contamination critique, nettoyer ou remplacer immédiatement.

Je peux l’utiliser pour programmer une notification automatique dès light_contamination, et une alerte forte à critical_contamination. Cela évite que la poussière rende le détecteur inopérant sans que je m’en rende compte.

📢 Siren for automation only

L’exposition Siren for automation only permet de piloter la sirène via une action domotique.

Cette fonctionnalité est juste géniale pour les amateurs de domotique. Trois boutons sont actionnables : stop, smokesiren ou cosiren, on a donc le choix entre deux sonneries. Dommage, c’est un peu limité, mais c’est déjà énorme pour construire des scénarios.

Je pense l’utiliser uniquement dans un cadre contrôlé : tests, scénarios, ou interconnexion. Cela me permet par exemple de déclencher la sirène d’un détecteur depuis une automation, sans attendre qu’il détecte lui-même de la fumée.

📦 Reported packages

L’exposition Reported packages est un compteur qui indique combien de paquets Zigbee l’appareil a publiés sur une 24h. C’est une donnée de diagnostic très utile si je trouve que la pile se vide trop vite.

Dans ce contexte, “reported” signifie envoyé / transmis : c’est le nombre total de paquets Zigbee que le détecteur a envoyés vers le réseau sur une journée. Ces paquets correspondent aux messages de “reporting” (états automatiques comme batterie, température, niveau de fumée, qualité de lien, etc.). Chaque fois que le détecteur remonte un état, un changement, ou un heartbeat périodique, cela compte +1 paquet.

Si ce compteur devient anormalement élevé, je dois chercher la cause (réseau instable, paramètres trop bavards, interférences radio).

🔁 Rejoin count

L’exposition Rejoin count indique combien de fois le détecteur a rejoint à nouveau le réseau Zigbee.

En diagnostic, c’est un indicateur clair de stabilité : plus il monte, plus mon réseau est probablement limite à l’endroit où se trouve le détecteur. Si je vois des rejoins fréquents, j’ajoute un routeur Zigbee (prise, ampoule routeur) à proximité ou je rapproche le coordinateur.

Je gagne à la fois en fiabilité d’alerte et en autonomie de pile.

🔄 Reboot count

L’exposition Reboot count compte le nombre de redémarrages de l’appareil. C’est encore une donnée purement diagnostic, mais elle peut aider à détecter un comportement instable.

Si ce compteur augmente, je suspecte une pile faible, un problème firmware, ou une alimentation interne instable. Dans tous les cas, je préfère investiguer rapidement, car un détecteur de fumée doit rester fiable en continu.

📶 Linkquality

L’exposition Linkquality représente la qualité du lien Zigbee (LQI). Ce n’est pas un indicateur “sécurité” direct, mais c’est un excellent thermomètre pour savoir si le détecteur communique facilement avec le réseau.

Si le LQI est trop bas ou fluctue beaucoup, je revois le placement ou j’ajoute un routeur Zigbee. Je garde en tête que de bonnes communications Zigbee augmentent les chances que l’alerte et les statuts remontent vite, surtout en situation réelle.

Détail des paramètres de Zigbee2MQTT

🧩 Temperature calibration

L’exposition Temperature calibration permet d’ajuster la température absolue rapportée par le détecteur. En entrant une valeur offset (par exemple +1,5°C ou -0,5°C), je compense les écarts mesurés par rapport à une sonde de référence fiable.

Je m’en sers pour affiner les mesures dans une pièce spécifique, surtout si je compare avec d’autres capteurs maison. Cette calibration se règle à 0.1°C près. Cela est très utile pour compenser le positionnement des capteurs, souvent au plafond, et donc avec quelques degrés de plus que la température à hauteur d’homme.

Attention : cette calibration impacte directement tous les reports de température, donc je teste après réglage et je note la valeur pour reproductibilité.

🎯 Temperature precision

Ce paramètre définit le nombre de décimales affiché pour la température (par exemple 0 pour entier, 1 pour 21,0°C, 2 pour 21,05°C). Il contrôle la précision du report sans changer la mesure réelle.

Je choisis 1 ou 2 décimales pour un affichage lisible sur dashboard sans surcharge inutile. Plus de décimales = reports légèrement plus longs (impact mineur conso), mais précision visuelle accrue pour tendances fines.

⏱️ Identify timeout

Ce réglage fixe la durée en secondes pendant laquelle le détecteur clignote sa LED lors d’une commande Identify (plage 1 à 30 secondes, valeur par défaut 3 secondes).

Je l’adapte à mes besoins : court (5s) pour localisation rapide, long (20s) si je galère à repérer parmi plusieurs détecteurs. Ça évite de relancer plusieurs fois l’Identify lors d’installation ou maintenance.

 

🏠 Je retrouve le détecteur dans Home Assistant

J’y retrouve tout de suite mon équipement.

Les contrôles sont bien présents.

Je retrouve tous les capteurs disponibles

Dans Configuration, je trouve bien l’option de mise à jour OTA (génial !) ainsi que la commande d’identification qui fait clignoter le détecteur.

Enfin dans Diagnostic, j’ai bien tous les éléments. A noter que chez moi j’ai activé automatiquement Linkquality et Last Seen, si cela peut intéresser, j’ai réalisé un Retex qui explique cela :

Je remarque que deux éléments portent le même nom Batterie, je ne sais pas si c’est un souci de l’intégration ou une autre raison, il faudra que je sois vigilant de les renommer pour ne pas m’embrouiller.

 

📑 Pour archive : le mode d’emploi

 

🔗 J’appaire dans Zigbee2MQTT

  • Je passe Z2M en mode pairing
  • Je retire la languette de la pile 5s, la led clignote en vert quelques fois mais rien ne se passe.
  • et la remets pour appairage rapide
  • Détecté comme « HS1SA-E » ou « smoke_zigbee »
  • Entités : battery, smoke, tamper, linkquality, test
 friendly_name: detecteur_fumee_chambre device_class: smoke smoke: binary_sensor.smoke battery_low: binary_sensor.battery_low test: button.test

🏠 Intégration dans Home Assistant

Je retrouve l’appareil dans HA : entités smoke (état fumée), battery, test. Badge d’alarme avec sirène et notification push. Tout fonctionne parfaitement.

📊 Mes premières mesures

Date État fumée Batterie % Test Notes
02/03/2026 Clear 100% OK Installation
03/03/2026 Clear 100% OK Stable

⚙️ Automatisations que j’envisage

  • Alerte : Si fumée détectée, sirène maison + SMS + ouverture volets
  • Confort : Test mensuel automatique + alerte batterie faible

📅 Installation et suivi des piles

  • Installé le 02/03/2026 (Chambre parentale)

💬 Mon avis après mise en service

✅ Forts : Détection rapide, intégration parfaite Z2M/HA, autonomie longue, prix abordable.

❌ Faibles : Pas de CO, sirène modérée, pas d’extérieur.

Mon verdict : Excellent pour domotique Zigbee ! Recommandé pour tous débutants sécurité incendie.

 

Je teste le détecteur de fumée Zigbee NOUS E8

🎯 Mes objectifs

J’ai besoin de surveiller ma maison contre les risques d’incendie dès l’apparition des premières fumées.

Le détecteur de fumée Zigbee Nous E8 est idéal pour cette mission, il fait partie des 3 équipements Zigbee de la gamme grand public. Pour arriver à les départager, j’ai réaliser un comparatif :

Les données du E8 permettent des alertes précises dans Zigbee2MQTT et Home Assistant, comme des sirènes, des notifications push et une ventilation automatique.

La sécurité de ma maison est ainsi renforcée de manière simple et efficace.

Cet appareil respecte les normes européennes EN14604 pour les détecteurs de fumée autonomes (DAAF), ainsi que les certifications CE et RoHS, garantissant sa conformité aux standards de sécurité européens.

Le détecteur de fumée photoélectrique Nous E8 home ZigBee détecte un incendie en repérant la fumée dans l’air et déclenche une alarme sonore et lumineuse dès qu’un certain seuil de concentration est atteint. Il est conçu pour les bâtiments résidentiels et sa chambre de détection à source unique est protégée contre les faux positifs causés par la poussière, les insectes ou l’humidité.

La conception interne de type « labyrinthe » permet une détection d’incendie rapide, tout en limitant les déclenchements intempestifs. Le boîtier est en plastique ignifuge avec une finition brillante. Lire la suite

Je teste le Sonoff MINI DUO Zigbee MINI-ZB2GS

Double relais compact 16A pour mes éclairages

Le Sonoff MINI DUO Zigbee (référence MINI-ZB2GS) est un micro-module double relais Zigbee 3.0 avec neutre, conçu pour se loger derrière un interrupteur mural standard et piloter deux circuits jusqu’à 16A au total.

MINI DUO Zigbee : pourquoi je le teste

Je cherchais un micro-module Zigbee double relais capable de piloter deux circuits d’éclairage tout en restant très compact, pour l’encastrer derrière un interrupteur existant. Le Sonoff MINI DUO Zigbee (MINI-ZB2GS) promet 10A par canal, 16A au total, un vrai mode répéteur Zigbee et une intégration simple dans les écosystèmes Zigbee modernes.

Parfais pour le pilotage de la cuisine et du salon, les deux interrupteurs sont un à côté de l’autre, avec le neutre et une phase commune.

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