Quand on pense assistant vocal pour la maison, on pense encore très vite à Alexa, Google Home ou, côté domotique ouverte, au Home Assistant Voice Preview Edition de Nabu Casa.
C’est justement pour cela que le THIRDREALITY Voice & Music Assistant Dev Edition m’a intrigué. Il promet à la fois la voix, l’intégration Home Assistant et un vrai rôle côté audio avec Music Assistant.
Je n’avais donc pas envie de le tester seulement comme satellite vocal. Ce que je voulais savoir, c’était s’il pouvait réellement devenir un petit lecteur audio utile dans une installation Home Assistant, capable de lire un MP3 local, de diffuser une radio internet et de se piloter proprement depuis Home Assistant. Bref, vérifier s’il s’agit d’un simple produit curieux ou d’un appareil qui mérite vraiment une place dans l’écosystème domotique actuel.
Dans cet article, je reprends tout le parcours, du déballage à la mise en service, puis jusqu’aux premiers usages audio concrets avec Music Assistant, RadioBrowser et un lancement de station en YAML. Ce test est aussi l’occasion de replacer ce boîtier face au produit officiel de Nabu Casa, mais aussi face aux solutions plus grand public comme Alexa et Google Home.

Le produit
📦 Découverte du Voice & Music Assistant Dev Edition
Je commence par ouvrir la boîte du Voice & Music Assistant Dev Edition et je découvre un contenu très dépouillé.

Je trouve :
- le boîtier du Voice & Music Assistant lui-même,
- un transformateur 220 V / 5 V (2 A – 10 W), blanc,
- un câble USB vers USB‑C pour l’alimenter,
- et aucune notice, aucun papier, aucun document dans la boîte.
Le boîtier est compact, sobre, avec deux façades réservées au haut-parleur et des micros (trous) sur la partie haute ainsi que cinq boutons. L’ensemble donne une impression de produit simple, presque minimaliste, pensé pour aller vite à l’essentiel.
Je remarque aussi l’absence totale de câble Ethernet. Il n’y a ni prise RJ45 exposée, ni câble fourni, ce qui laisse tout de suite comprendre que la connexion réseau se fait en Wi‑Fi, sans liaison filaire directe.
Je comprends assez vite que THIRDREALITY mise ici sur un produit clé en main côté matériel, mais très minimaliste au niveau du support papier.
Il faudra donc compter sur la documentation en ligne pour la configuration et l’utilisation, notamment la page GitHub consacrée au projet.
Documentation en ligne : https://github.com/thirdreality/voice-music-assistant
🧠 Ce que propose officiellement THIRDREALITY
Avant même de brancher l’appareil, j’ai voulu regarder ce que le fabricant met réellement en avant sur ce Voice & Music Assistant Dev Edition.
Et c’est intéressant, car THIRDREALITY ne présente pas ce produit comme une simple petite enceinte connectée ou comme un banal micro déporté.
La marque le décrit au contraire comme un appareil préchargé avec Home Assistant Voice Assistant et Music Assistant, pensé dès le départ pour venir s’intégrer dans un environnement Home Assistant orienté local-first.
Autrement dit, l’idée n’est pas seulement de parler à un assistant vocal. Le boîtier est conçu pour jouer un double rôle :
- capturer la voix de l’utilisateur,
- et restituer de l’audio, qu’il s’agisse de réponses vocales, de TTS ou de lecture musicale.
La documentation officielle insiste d’ailleurs sur un fonctionnement de type satellite.
Le boîtier sert de point d’entrée vocal dans la maison : il écoute, transmet l’audio au pipeline vocal de Home Assistant, puis restitue la réponse via son haut-parleur intégré.
Ce n’est donc pas un assistant totalement autonome vivant dans son coin, mais plutôt un terminal vocal et audio conçu pour travailler main dans la main avec Home Assistant.
Sur le plan matériel, THIRDREALITY met en avant plusieurs éléments qui expliquent ce positionnement :
- deux microphones numériques, pour la capture de la voix,
- un haut-parleur intégré 3 W / 4 Ω, prévu pour les réponses vocales, le TTS et la lecture audio,
- un fonctionnement sur système Linux léger,
- avec un processeur quad-core ARM A53, 256 MB de RAM et 512 MB de flash.
On n’est pas simplement face à un accessoire vocal minimaliste : on est plutôt en présence d’un petit terminal spécialisé, pensé pour faire le lien entre l’utilisateur, Home Assistant et les fonctions audio de la maison.
Le fabricant indique aussi que ce modèle peut convenir à des points d’accès vocaux répartis dans la maison et à des endpoints audio supplémentaires. Dit autrement, on peut assez facilement imaginer plusieurs boîtiers de ce type dans différentes pièces, chacun jouant à la fois le rôle de satellite vocal et de petit point de diffusion sonore.
Sur le papier, la promesse est donc assez ambitieuse. THIRDREALITY cherche manifestement à proposer un appareil capable de dépasser le simple usage “assistant vocal de bureau” pour devenir un vrai composant de l’écosystème Home Assistant, à mi-chemin entre satellite vocal, petite enceinte connectée locale et point d’entrée vers Music Assistant.
C’est précisément ce qui m’a donné envie d’aller plus loin avec ce test : vérifier si cette promesse marketing tient réellement la route une fois le boîtier branché, intégré à Home Assistant, puis utilisé au quotidien comme lecteur audio et comme satellite vocal.
🛒 Où acheter cet équipement ?
Voici le lien vers la page dédiée au THIRDREALITY Voice & Music Assistant Dev Edition dans le labo sigalou.
J’y ai référencé les vendeurs et les prix.
Mise en service
📶 Connexion Wifi via l’app Home Assistant
Pour que la procédure fonctionne, il faut bien utiliser l’application Home Assistant sur le smartphone, et non le navigateur web sur un PC.
Au début, j’ai eu un comportement un peu déroutant : lors des premières mises sous tension, le boîtier ne s’est pas mis automatiquement en mode de connexion Wi‑Fi.
En pratique, il ne suffit donc pas toujours de le brancher pour qu’il apparaisse immédiatement comme périphérique prêt à être configuré dans Home Assistant.
Dans mon cas, j’ai dû provoquer l’entrée dans le mode de configuration réseau en appuyant longuement sur le bouton central plusieurs secondes.
C’est à ce moment-là que j’ai obtenu le comportement attendu, avec la LED centrale qui clignote en jaune, signe que le boîtier est prêt à être découvert par l’application Home Assistant en Improv via BLE.

Une fois ce mode activé, j’ai pu reprendre la procédure normalement depuis l’application Android de Home Assistant.
Il faut aussi faire attention au compte utilisé dans l’application. J’avais d’abord essayé avec un utilisateur sans droits d’administration, et l’onglet Paramètres n’apparaissait pas. Je ne pouvais donc pas accéder à Appareils & services ni à la section Découvertes.
Une fois connecté avec un compte administrateur sur l’application Android, j’ai pu accéder à Paramètres → Appareils & services, puis dans la section Découvertes repérer le périphérique “3RSPK‑5225C3 Improv via BLE”.
J’ai cliqué sur Ajouter, saisi le nom et le mot de passe de mon réseau Wi‑Fi en 2,4 GHz, puis validé.
Quelques secondes plus tard, le Voice & Music Assistant s’est mis à parler en anglais pour confirmer la connexion, et la LED centrale jaune a cessé de clignoter pour passer à un état plus stable.
🏠 Découverte dans Home Assistant et intégration ESPHome
Depuis l’ordinateur, après la connexion Wi‑Fi du boîtier, j’ai ouvert l’interface Home Assistant et consulté la section Découvertes.
J’ai trouvé un nouvel appareil intitulé “3RSPK‑A8E2915225C3 ESPHome”, avec un bouton Ajouter.
J’ai cliqué sur Ajouter pour finaliser l’intégration. J’ai eu une erreur temporaire lors de la première tentative, mais après avoir relancé la validation, le processus s’est terminé correctement.
L’intégration s’est ensuite poursuivie avec :
- une mise à jour OTA du boîtier,
- un écran de configuration Voice Satellite avec le wake word “Okay Nabu”, que j’ai choisi d’ignorer dans un premier temps,
- une configuration ESPHome avec l’adresse IP du boîtier en
192.168.1.46:6053.
La configuration s’est poursuivie avec un écran de configuration Voice Satellite où j’ai pu :
- choisir la voix “Maurice”,
- renommer l’appareil avec un nom plus parlant « Petit appareil blanc qui parle »,
- affecter une pièce à ce satellite.
À ce stade, le boîtier était entièrement intégré comme satellite voix et comme sortie audio dans Home Assistant.
🔍 Je vérifie ce que remonte Home Assistant
Une fois l’intégration terminée, je vais immédiatement voir ce que Home Assistant a réellement créé autour du boîtier.
Le point le plus important pour la suite est bien sûr la présence d’une entité media_player, car c’est elle qui va permettre d’utiliser le boîtier comme lecteur audio, aussi bien pour les premiers tests MP3 que plus tard avec Music Assistant.
Dans mon cas, je retrouve bien mon lecteur sous la forme :
media_player.petit_appareil_blanc_qui_parle_media_player
Mais Home Assistant ne remonte pas uniquement ce lecteur. En ouvrant la fiche de l’appareil, je retrouve plusieurs éléments intéressants.
Tout d’abord, dans le bloc Contrôles, Home Assistant expose le Media Player avec :
- l’état du lecteur, ici Inactif,
- une barre de volume,
- et un bouton de lecture, ce qui confirme que l’appareil est bien pilotable comme sortie audio.
Je retrouve aussi un bloc Assist avec un Satellite Assist, lui aussi affiché comme inactif à ce moment-là.
Cela confirme que le boîtier n’est pas seulement vu comme un haut-parleur, mais bien comme un satellite vocal Home Assistant complet.
Dans la partie Configuration, je vois également plusieurs paramètres directement exposés par l’intégration :
- le choix de l’assistant, ici Home Assistant Cloud,
- l’assistant préféré,
- la détection de fin de la parole,
- l’état de la mise à jour du firmware, indiqué ici comme à jour,
- le bouton Microphone Mute,
- le mot de réveil principal Okay Nabu,
- et un second réglage de wake word, ici désactivé avec Pas de mot de réveil.
Je vois également remonter un bloc Événements avec l’événement Home Button. Dans mon cas, Home Assistant m’indique un déclenchement récent de type single_press, ce qui montre que les interactions physiques avec le boîtier remontent elles aussi dans le système.
Enfin, dans les informations générales de l’appareil, Home Assistant affiche :
- le fabricant Espressif,
- l’adresse MAC,
- l’intégration ESPHome,
- et le lien Configurer l’assistant vocal.
Je trouve cette vue très rassurante, car elle montre qu’on n’a pas simplement intégré un périphérique “opaque”.
On obtient au contraire un appareil bien détaillé, avec une vraie partie audio, une partie assistant vocal, des événements matériels, des réglages de wake word et les éléments classiques d’un périphérique ESPHome.
À partir de là, je sais que Home Assistant voit déjà correctement le boîtier comme un lecteur pilotable et comme un satellite vocal complet. C’est une excellente base pour la suite, et notamment pour son exploitation dans Music Assistant.
Premiers tests audio
🎶 Premiers tests audio : lecture de MP3
Avant même d’installer Music Assistant, j’ai voulu vérifier le point le plus basique : est-ce que le boîtier est capable de lire un média simple envoyé depuis Home Assistant ?
Plutôt que de partir tout de suite sur une radio, j’ai préféré commencer par un test très simple avec un fichier MP3 local.
L’objectif était clair : valider que le media_player répond correctement, que la sortie audio fonctionne, et que Home Assistant est bien capable d’envoyer un média au boîtier sans dépendre encore de Music Assistant.
Pour cela, j’ai choisi de déposer un fichier canari.mp3 dans le dossier media de Home Assistant. Dans mon cas, j’ai fait cela avec WinSCP, simplement parce que c’est l’outil que j’utilise habituellement pour parcourir l’arborescence de mon installation. Bien entendu, chacun peut faire autrement selon ses habitudes.
Je place donc mon fichier ici :
/media/canari.mp3
Sur ma capture, on voit bien le fichier canari.mp3 présent dans le dossier media, à côté d’un sous-dossier cameras.

Une fois le fichier copié, je retourne dans la fiche de mon appareil dans Home Assistant. Dans le bloc Contrôles, je clique sur Media Player pour ouvrir le lecteur.

Le panneau du lecteur s’ouvre alors. Tout en bas, il y a un petit logo avec un bouton play et des dossiers qui permet d’aller chercher une source média. C’est ce bouton qu’il faut utiliser pour lancer manuellement un fichier stocké dans Home Assistant.

Je clique dessus, puis j’arrive sur l’écran Sources médias. Home Assistant me propose alors plusieurs entrées comme Camera, Image Upload, My media, Reolink, Synology Photos ou encore Text-to-speech.
Dans mon cas, c’est bien entendu My media qu’il faut choisir.

J’ouvre donc My media, puis j’entre dans le dossier media. Là, je retrouve exactement ce que j’ai copié juste avant : le dossier cameras et le fichier canari.mp3.

Il ne reste alors plus qu’à cliquer sur canari.mp3 pour lancer la lecture sur le boîtier.

Une fois le fichier sélectionné, le lecteur Home Assistant affiche bien le média en cours avec sa jaquette générique, le bouton de lecture et la barre de volume. Cela confirme que le boîtier sait parfaitement lire un fichier audio local envoyé depuis Home Assistant.
Je trouve cette étape très importante dans une logique de retour d’expérience, car elle permet de séparer deux sujets :
- la capacité du boîtier à lire un média local,
- et l’intégration plus avancée avec Music Assistant.
Dans mon cas, ce premier test MP3 a parfaitement rempli son rôle.
Avant même d’installer Music Assistant, j’avais déjà la confirmation que la partie lecture audio était bien opérationnelle, que le media_player répondait correctement, et que Home Assistant pouvait piloter le boîtier comme un vrai lecteur audio.
A noter que cela m’a presque surpris de pouvoir lire aussi simplement un fichier MP3 local.
Cela faisait longtemps que je n’avais pas retrouvé cette liberté d’usage. Les assistants vocaux grand public ont peu à peu habitué leurs utilisateurs à des environnements beaucoup plus fermés, où la lecture de contenus personnels devient secondaire derrière les services en ligne, les plateformes partenaires et les parcours imposés.
Je ne dis pas que c’est impossible ailleurs, mais c’est souvent plus compliqué, plus contraint, et beaucoup moins naturel.
Ici, au contraire, on retrouve quelque chose de simple : un fichier audio local, un lecteur visible dans Home Assistant, et une lecture immédiate.
Pour moi, c’est presque un petit plaisir de retrouver cette logique.
Music Assistant
🧩 J’installe l’application Music Assistant

Une fois le boîtier reconnu et les premiers tests audio validés, je passe à l’étape suivante : l’installation de Music Assistant.
La documentation de Music Assistant recommande de faire tourner le serveur comme application / add-on Home Assistant quand on utilise Home Assistant OS.
C’est d’ailleurs la méthode recommandée, car elle simplifie énormément l’installation et l’intégration avec Home Assistant.

Dans Home Assistant, je vais donc dans la boutique des applications / add-ons et j’installe Music Assistant Server. L’installation se déroule sans difficulté particulière.




Une fois le serveur installé et démarré, on n’a pas encore terminé. Il faut cliquer sur Ouvrir l’interface utilisateur Web en bas à droite et si cela n’a pas été fait, créer un profil administrateur dans Music Assistant.
Je pense à cocher Afficher dans la barre latérale pour gagner du temps pour les tests.
Il faut encore que Home Assistant découvre l’intégration Music Assistant elle-même pour relier Home Assistant au serveur Music Assistant. La documentation officielle précise justement que, dans la plupart des cas, le serveur Music Assistant est découvert automatiquement par Home Assistant dans la section Découvertes.
🔎 Home Assistant découvre automatiquement l’intégration Music Assistant
Après le démarrage du serveur Music Assistant, je retourne dans Paramètres → Appareils & services.
À ce moment-là, Home Assistant me propose bien Music Assistant comme nouvelle intégration découverte automatiquement.

C’est une étape importante, car il faut bien distinguer :
- l’application / add-on Music Assistant Server,
- et l’intégration Home Assistant Music Assistant, qui vient s’y connecter.
Je clique donc sur Ajouter, puis je valide la configuration.

C’est cette intégration qui permettra ensuite à Home Assistant de voir les lecteurs Music Assistant et d’exposer leurs contrôles.
La documentation officielle indique clairement que, une fois configurée, l’intégration fait remonter les players MA dans Home Assistant comme entités media_player.

Je trouve cette distinction très importante à expliquer car elle n’est pas toujours évidente quand on découvre Music Assistant.
On a tendance à croire que l’installation du serveur suffit, alors qu’il faut souvent valider ensuite l’intégration découverte dans Home Assistant.
⚙️ Snapcast ou Home Assistant MediaPlayers ?
A ce stade, il faut retourner dans Music Assistant (j’ai ajouté le lien direct dans ma barre latérale à gauche) puis continuer à travailler le lien Music Assistant ⇔ Home Assistant.
Music Assistant a besoin d’un lecteur à ce stade, il faut donc que je choisisse celui que je vais utiliser.
Avant de choisir, j’ai regardé ce que proposaient les documentations et les retours d’utilisateurs autour de Music Assistant.
Le nom qui revient souvent est Snapcast, car c’est une solution connue pour l’audio multiroom synchronisé.
Je l’ai donc testé, et je peux confirmer que cela fonctionne. Puis je l’ai désinstallé pour rester uniquement sur les solutions orientées Home Assistant.
Dans mon installation où le boîtier est déjà remonté comme entité media_player, j’ai trouvé plus logique d’utiliser directement Home Assistant MediaPlayers.
Dans mon cas, ce choix présente plusieurs avantages :
- je réutilise directement l’entité déjà exposée par Home Assistant,
- j’évite d’ajouter une couche supplémentaire,
- je reste dans une logique plus simple à comprendre et à maintenir.
Je pense qu’il faut vraiment présenter cela comme un choix de contexte.
Snapcast a du sens, notamment si l’on vise du multiroom plus évolué.
Mais pour mon besoin immédiat, avec un seul boîtier et une logique très Home Assistant, le fournisseur Home Assistant MediaPlayers m’a semblé bien plus naturel.
🔗 J’ajoute le lecteur dans Music Assistant
Je vais donc dans les fournisseurs de Music Assistant et j’ajoute le fournisseur Home Assistant MediaPlayers.

Dans l’écran de configuration, je sélectionne mon entité :
media_player.petitappareilblancquiparle_media_player

Je sauvegarde, puis je vérifie que le lecteur apparaît bien dans la section Lecteurs de Music Assistant.


C’est à ce moment-là que l’intégration devient concrète : le boîtier n’est plus seulement un périphérique Home Assistant, il devient aussi un lecteur disponible dans Music Assistant.
🎵 Avoir un lecteur ne suffit pas : j’ajoute une source audio
Une fois le lecteur visible dans Music Assistant, il manque encore la partie contenu.

Pour écouter la radio, j’ai choisi d’ajouter RadioBrowser comme fournisseur musical. La procédure est simple :
- je vais dans Paramètres → Fournisseurs → Ajouter un nouveau fournisseur,
- je recherche RadioBrowser,
- je laisse les paramètres par défaut,
- puis je valide.
Une fois cette étape terminée, je retrouve bien RadioBrowser dans le menu Parcourir de Music Assistant.
📻 Premier test réel : je lance France Info
Une fois RadioBrowser ajouté, je vais dans Parcourir → RadioBrowser, puis dans les stations françaises.

Je retrouve facilement plusieurs radios connues :
- FIP,
- France Inter,
- France Culture,
- et …France Info.

Je lance alors la station et là, c’est le moment vraiment satisfaisant : la radio est bien jouée sur le boîtier.
Ce test valide toute la chaîne :
- Home Assistant voit le boîtier comme un
media_player, - Music Assistant le réutilise comme lecteur,
- RadioBrowser fournit le contenu,
- et le Voice & Music Assistant diffuse bien la radio.
On n’est plus dans la théorie : on est sur un usage réel et fonctionnel.
🔍 Ce que remonte Home Assistant pendant la lecture
Je suis allé dans Outils de développement → États dans Home Assistant pour observer ce que remontait l’entité media_player pendant qu’une radio jouait.

Et là, on récupère des informations très utiles, par exemple :
media_content_type: musicapp_id: music_assistantsource: Music Assistant Queuemedia_title: RTL2media_content_id: radiobrowser://radio/034d52a3-30dc-4017-8495-004cd65383b1
Je trouve cela particulièrement intéressant, car Home Assistant ne se contente pas d’afficher “RTL2” ou “France Info” comme information lisible par un humain.
Il expose aussi un identifiant réutilisable pour piloter ensuite la lecture en plus d’informations comme le logo de la station, son nom, …
💡 L’astuce utile : récupérer l’ID depuis une lecture en cours
Pour obtenir l’identifiant exact d’une radio, je n’ai pas eu besoin de chercher l’URL du flux sur le Web, ni de fouiller dans des configurations internes compliquées. J’ai simplement :
- lancé la station depuis Music Assistant,
- ouvert l’entité du lecteur dans Outils de développement → États,
- puis récupéré la valeur de
media_content_id.
Dans mon cas, cette valeur est une URI au format :
radiobrowser://radio/034d52a3-30dc-4017-8495-004cd65383b1
Je trouve cette méthode très élégante, car elle permet de capitaliser sur une lecture déjà fonctionnelle pour en faire ensuite une commande réutilisable dans Home Assistant.
🧪 Je relance la radio en YAML depuis Home Assistant
En bon bricoleur Home Assistant, je veux pouvoir lancer ma radio préférée sans passer par l’interface media.
Une fois l’identifiant récupéré, il ne reste plus qu’à l’utiliser dans l’onglet Outils de développement → Actions de Home Assistant.
Voici l’exemple qui a fonctionné chez moi :
action: media_player.play_media target: entity_id: media_player.petit_appareil_blanc_qui_parle_media_player data: media_content_id: "radiobrowser://radio/034d52a3-30dc-4017-8495-004cd65383b1" media_content_type: music
Cela ouvre ensuite la porte à beaucoup d’usages :
- lancer une radio à heure fixe le matin,
- déclencher une station selon un bouton du tableau de bord,
- créer un script “radio cuisine”, “radio bureau” ou “radio réveil”.
Retour d’expérience
🧠 Ce que disent les communautés domotique
En lisant les forums et les discussions, on voit que l’expérience n’est pas totalement uniforme.
Certains utilisateurs rapportent que Music Assistant ne voit pas immédiatement le lecteur HA, d’autres qu’ils doivent passer par l’intégration Home Assistant pour le faire remonter correctement comme lecteur.
On trouve aussi des retours plus mitigés, où la lecture audio est jugée inconstante, ou bien moins convaincante via certaines méthodes.
À l’inverse, d’autres utilisateurs disent ne pas rencontrer de problème particulier et utiliser le boîtier comme un petit endpoint audio acceptable dans leur installation.
Je trouve cela important à dire dans un retour d’expérience honnête : on est clairement sur un écosystème qui avance vite, avec du matériel encore positionné en évolution, des intégrations qui progressent, et des usages qui dépendent aussi beaucoup du contexte local, du réseau et de la méthode choisie.
🔊 Ce que je retiens de l’audio sur ce boîtier
Le Voice & Music Assistant Dev Edition peut effectivement lire de l’audio via Music Assistant, et c’est déjà une très bonne nouvelle.
En revanche, je préfère rester réaliste : on sent bien que ce boîtier a été conçu d’abord comme assistant vocal, tout en intégrant une vraie dimension audio. Il peut servir de lecteur audio, oui, mais je le vois surtout comme :
- un petit lecteur radio ou d’appoint,
- un endpoint audio simple dans Home Assistant,
- ou un point de diffusion pratique dans une pièce secondaire.
Si l’objectif est de l’utiliser plus intensivement pour écouter de la musique ou de la radio, l’usage d’une sortie audio externe reste probablement la meilleure approche.
⚖️ Face au Home Assistant Voice Preview Edition, à Alexa et à Google Home

En avançant dans ce test, je me suis rapidement dit qu’il fallait situer ce boîtier par rapport aux autres solutions vocales du marché.
⚙️Sur le plan des fonctionnalités
La comparaison la plus naturelle, dans l’univers Home Assistant, est bien sûr le Home Assistant Voice Preview Edition officiel de Nabu Casa. Mais il est aussi intéressant de le replacer face aux enceintes plus grand public comme Alexa ou Google Home.
Il faut d’abord rappeler une chose importante : le THIRDREALITY Voice & Music Assistant Dev Edition n’est pas le produit officiel Home Assistant.
Le Home Assistant Voice Preview Edition est le matériel officiel pensé comme référence pour la voix dans l’écosystème Home Assistant, avec une forte orientation vers Assist, la confidentialité et le contrôle local. Le modèle THIRDREALITY, lui, adopte une approche plus hybride, plus directement orientée voix + musique.
Dans les faits, les deux appareils se rejoignent sur plusieurs points : microphones embarqués, intégration Home Assistant, usage comme satellite vocal, et possibilité d’aller plus loin côté audio. Mais leur philosophie n’est pas tout à fait la même.
Le produit officiel Nabu Casa me semble davantage conçu comme une plateforme de référence pour la voix locale, alors que le modèle THIRDREALITY assume plus clairement son rôle de petit terminal polyvalent, capable de faire office à la fois de satellite vocal et de lecteur audio.
Cette différence devient encore plus nette si l’on compare ce boîtier à Alexa ou Google Home.
Ces solutions grand public gardent un avantage évident sur la simplicité : on branche, on ouvre l’application, et tout est rapidement fonctionnel. En revanche, on entre alors dans des écosystèmes beaucoup plus fermés, très dépendants du cloud, des services maison et des parcours décidés par l’éditeur.
C’est justement là que le boîtier THIRDREALITY associé à Home Assistant devient intéressant. Il demande un peu plus de mise en place, mais en échange il redonne de la liberté : intégration fine dans Home Assistant, lecture de médias locaux, automatisations avancées, usage avec Music Assistant, et une logique bien plus ouverte que celle d’une enceinte connectée grand public.
Sur le plan de la confidentialité, l’écart de philosophie est également réel.
Home Assistant met en avant une approche orientée contrôle utilisateur et respect des données. À l’inverse, les assistants grand public comme Alexa reposent très largement sur le traitement cloud, et Amazon a même récemment supprimé une option qui permettait à certains utilisateurs Echo de limiter davantage l’envoi de données vocales vers le cloud.
Voici comment je situerais les choses à ce stade :
| Critère | NABUCASA Home Assistant Voice Preview Edition | THIRDREALITY Voice & Music Assistant Dev Edition | AMAZON Echo Alexa / Google Home |
|---|---|---|---|
| Positionnement | Produit officiel Home Assistant, centré sur Assist et la voix locale. | Produit tiers orienté voix + musique, intégré à l’écosystème Home Assistant. | Enceintes vocales grand public, orientées simplicité et services cloud. |
| Philosophie | Confidentialité, ouverture, contrôle utilisateur. | Polyvalence pratique : voix, audio, expérimentation domotique. | Simplicité, assistants propriétaires, forte dépendance à l’écosystème du fabricant. |
| Installation | Intégration naturelle dans Home Assistant. | Intégration Home Assistant assez directe, mais plus technique qu’un appareil grand public. | Très simple pour démarrer, souvent la plus accessible au grand public. |
| Voix | Très clairement optimisé pour Assist. | Compatible voix locale, avec une approche plus hybride. Une latence qui m’a semblé un peu plus perceptible dans mon usage. | Très mature côté usage vocal, mais surtout cloud. |
| Audio / musique | Possible, notamment avec Music Assistant. | Usage audio mis en avant dès le départ, ce que mon test confirme bien. | Très simple avec les services partenaires, mais moins libre pour les usages locaux personnalisés. |
| Lecture locale personnalisée | Bonne souplesse dans l’écosystème Home Assistant. | Bonne souplesse également, avec MP3 local, radio via Music Assistant et pilotage YAML dans mon test. | Souvent plus contrainte, plus dépendante des services pris en charge. En d’autres termes, orienté vers les services partenaires et les abonnements. |
| Confidentialité | Approche orientée maîtrise locale et respect des données. | Profite de la logique Home Assistant, donc plus ouverte et plus maîtrisable. | Dépendance forte au cloud et aux politiques du fournisseur. |
Au final, je ne vois pas forcément ces appareils comme des concurrents directs parfaits.
- Le Home Assistant Voice Preview Edition représente, à mes yeux, la voie officielle Home Assistant pour la voix.
- Le THIRDREALITY Voice & Music Assistant Dev Edition me paraît plus séduisant pour un usage hybride voix + audio dans un environnement Home Assistant. Gadget génial pour les bricoleurs comme moi.
- Quant à Alexa et Google Home, ils gardent un avantage sur la simplicité immédiate, mais au prix d’une liberté beaucoup plus limitée et d’une dépendance plus forte à leur cloud.
🔊Sur le plan de l’écoute (son)
| Produit | Configuration audio | Voix / TTS | Radio / podcasts | Musique d’ambiance | Écoute musicale | Grave / ampleur | Puissance perçue | Grande pièce | Position face au THIRDREALITY | Note globale audio |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| THIRDREALITY Voice & Music Assistant Dev Edition | 1 haut-parleur 3 W / 4 Ω | Très adapté — 8/10 | Correct — 6/10 | Limité — 5/10 | Faible — 3/10 | Très limité — 2/10 | Faible — 3/10 | Non — 2/10 | Référence de départ | 4,5/10 |
| Amazon Echo Plus 2 | Woofer 3″ + tweeter 0,8″ | Très bon — 8,5/10 | Bon — 7,5/10 | Bon — 7/10 | Correct à bon — 6,5/10 | Nettement supérieur, plus clair et plus enveloppant — 6,5/10 | Correcte — 6,5/10 | Oui, pour pièce normale — 6/10 | Nettement au-dessus | 6,8/10 |
| Amazon Echo 4 | Woofer 3″ + 2 tweeters 0,8″ | Très bon — 8,5/10 | Bon — 8/10 | Bon à très bon — 7,5/10 | Correct à bon, agréable mais pas parfaitement neutre — 7/10 | Plus de basses et plus d’ouverture, avec possible dureté à haut volume — 7/10 | Bonne — 7/10 | Oui, mieux que les petits smart speakers — 6,5/10 | Clairement au-dessus | 7,2/10 |
| Google Nest Audio | Woofer 3″ + tweeter 0,75″ | Très bon — 8,5/10 | Bon — 8/10 | Bon — 7,5/10 | Correct à bon — 7/10 | Supérieur au THIRDREALITY mais sous Echo Studio — 6,5/10 | Correcte — 6,5/10 | Pièce moyenne — 6/10 | Clairement au-dessus | 7,1/10 |
| Bose SoundTouch 20 | Enceinte compacte orientée musique | Bon — 8/10 | Bon — 8/10 | Très bon — 8,5/10 | Très bon — 8/10 | Très bon — 8/10 | Bonne — 7,5/10 | Oui, confortablement — 7/10 | Très nettement au-dessus | 8/10 |
| Amazon Echo Studio | Woofer 5,25″ + 3 médiums 2″ + tweeter 1″ | Excellent — 9/10 | Excellent — 8,5/10 | Excellent — 9/10 | Bon à très bon, avec vraie ambition hi-fi grand public — 8,5/10 | Très fort avantage en grave, largeur et dynamique — 9/10 | Très bonne — 9/10 | Oui, facilement — 8,5/10 | Très loin devant | 8,7/10 |
| Google Home Max | 2 woofers 4,5″ + 2 tweeters 0,7″ | Très bon — 9/10 | Très bon — 8,5/10 | Excellent — 9/10 | Bon à très bon, très puissant — 8,5/10 | Très forte ampleur — 9/10 | Très bonne — 9/10 | Oui — 9/10 | Très loin devant | 8,8/10 |
| Devialet Phantom II | Multi-transducteurs, 400 W RMS | Excellent — 9/10 | Excellent — 9/10 | Excellent — 9,5/10 | Très haut niveau — 9,5/10 | Énorme avantage — 9,5/10 | Très bonne — 9/10 | Oui — 9/10 | Hors catégorie | 9,3/10 |
| Devialet Phantom I | Architecture premium très puissante | Excellent — 9/10 | Excellent — 9/10 | Excellent — 9,5/10 | Très haut niveau — 9,5/10 | Référence de la sélection — 10/10 | Référence de la sélection — 10/10 | Oui, très facilement — 9,5/10 | Hors catégorie, très loin au-dessus | 9,5/10 |
Ce tableau me permet de remettre ce produit à sa juste place.
Pour moi, le THIRDREALITY Voice & Music Assistant Dev Edition n’a pas vocation à remplacer une vraie enceinte connectée orientée musique. Je le vois plutôt comme un satellite vocal Home Assistant capable, en plus, de diffuser du son.
Et dans cet usage, je trouve qu’il s’en sort plutôt bien. Pour dialoguer avec Home Assistant, entendre les retours TTS, lancer une radio ou mettre un petit fond sonore, je trouve le résultat cohérent et suffisant dans une pièce.
On sent vraiment que le produit a été pensé comme un point d’accès vocal pratique, plus que comme une enceinte faite pour impressionner sur le plan audio.
En revanche, dès que je le compare à des enceintes plus ambitieuses, la différence devient vite évidente. Il manque de coffre, d’ampleur et de confort dès qu’on veut vraiment écouter de la musique.
Pour moi, ce n’est pas un reproche au produit en lui-même, mais plutôt une conséquence logique de son positionnement : ici, la priorité est clairement donnée à la voix, à l’intégration Home Assistant et à la simplicité d’usage.
Au final, si je cherche un appareil pour étendre l’usage vocal de Home Assistant dans la maison, ce Voice & Music Assistant Dev Edition me paraît pertinent.
Si je cherche avant tout une belle qualité sonore, je le considérerais plutôt comme un équipement complémentaire que comme une enceinte principale.
🚧 Ce que je n’ai pas encore exploré
Même si le cœur du test est validé, il reste encore plusieurs pistes intéressantes que je n’ai pas encore menées jusqu’au bout :
- le réglage du volume, le mute et l’arrêt via des actions Home Assistant classiques,
- l’installation et le test de Piper pour éviter d’utiliser Nabu Casa cloud,
- le comportement de la pause et de la reprise sur une radio en flux continu,
- les annonces vocales et le TTS au milieu d’une radio,
- l’intégration dans Assist comme les autres assistants vocaux,
- les scénarios multiroom plus avancés, où Snapcast pourrait reprendre tout son intérêt.
Je préfère le signaler clairement, car cela permet de distinguer ce qui a été vraiment testé de ce qui reste à documenter plus tard.
💬 Ce que j’ai pu constater
✅ Le Voice & Music Assistant Dev Edition peut bien être utilisé comme lecteur dans Music Assistant.
✅ Le fournisseur Home Assistant MediaPlayers est une solution simple et cohérente quand le boîtier est déjà visible comme media_player dans Home Assistant.
✅ L’ajout de RadioBrowser permet d’écouter très facilement des stations comme France Info.
✅ Il est possible de récupérer un identifiant réutilisable depuis une lecture en cours, puis de relancer la station en YAML depuis Home Assistant.
✅ L’intégration Wi‑Fi avec l’application Home Assistant est assez simple, à condition d’utiliser un compte administrateur.
❌ La documentation est pour l’instant vraiment minimaliste.
❌ L’absence totale d’Ethernet impose un fonctionnement en Wi‑Fi.
💬 Mon verdict
Ce test m’a convaincu qu’il est tout à fait possible de transformer le Voice & Music Assistant Dev Edition en petit lecteur radio connecté avec Music Assistant. Mais ce serait presque réducteur de s’arrêter à cette seule conclusion, tant ce produit semble ouvrir bien d’autres perspectives. Je n’en ai ici exploré qu’une partie, et je vais clairement poursuivre mes investigations.
J’ai particulièrement apprécié la simplicité du chemin retenu dans mon installation : intégration en Wi‑Fi via l’application Home Assistant, apparition du boîtier comme media_player, premiers tests MP3 concluants, ajout dans Music Assistant via Home Assistant MediaPlayers, puis lecture de radios avec RadioBrowser ou lancement de fichiers audio locaux. Ce parcours est à la fois logique, progressif et rassurant, car il permet de valider chaque étape sans partir d’emblée sur une configuration complexe.
Là où ce boîtier devient vraiment intéressant, c’est que le lien avec Music Assistant élargit considérablement l’expérience utilisateur. Music Assistant ne se limite pas à lire une radio ou quelques morceaux : il sait unifier des bibliothèques locales et des sources en ligne, agréger plusieurs fournisseurs musicaux, rechercher dans toutes les sources en même temps, exposer ses lecteurs dans Home Assistant, et rendre l’ensemble pilotable par tableaux de bord, scripts, automatisations et assistants vocaux.
Autrement dit, une fois le boîtier intégré dans cet écosystème, il peut potentiellement dépasser de loin le simple rôle de petite enceinte radio. Il peut devenir un vrai point d’accès audio dans Home Assistant, capable de diffuser de la musique locale, des radios internet, des contenus issus de services compatibles, des annonces vocales TTS, voire de participer à des scénarios plus avancés de diffusion multiroom selon les lecteurs et fournisseurs utilisés.
C’est aussi ce qui m’a plu dans ce test : j’ai retrouvé une logique ouverte et évolutive. Là où beaucoup d’enceintes connectées grand public enferment l’utilisateur dans un parcours figé, l’association de ce boîtier avec Home Assistant et Music Assistant laisse entrevoir un terrain de jeu bien plus vaste, avec une vraie liberté d’expérimentation. On sent que l’on peut aller beaucoup plus loin, que ce soit pour piloter l’audio de la maison, créer des automatisations intelligentes, centraliser plusieurs sources musicales ou réutiliser ce boîtier comme interface vocale et audio dans différentes pièces.
En résumé, ce premier retour d’expérience valide déjà un point essentiel : le Voice & Music Assistant Dev Edition n’est pas seulement un satellite vocal curieux ou un gadget de test. C’est un appareil qui peut déjà rendre de vrais services dans une installation Home Assistant, et qui semble surtout promettre beaucoup plus à mesure qu’on prend le temps d’en explorer les possibilités.
Enfin et pour conclure vraiment, j’ai envie de saluer l’implication de THIRDREALITY dans cet écosystème. Ce n’est pas si fréquent de voir un fabricant proposer un produit aussi orienté Home Assistant, préchargé pour la voix et la musique, et pensé pour une logique plus ouverte que celle des enceintes connectées classiques. Je n’y vois pas une mauvaise concurrence pour Nabu Casa, bien au contraire : plus il y aura d’acteurs sérieux autour de la voix locale et de l’audio dans Home Assistant, plus l’écosystème progressera. Et face à des solutions comme Alexa ou Google Home, très pratiques mais beaucoup plus fermées, je trouve plutôt réjouissant de voir émerger ce genre d’alternative pour les utilisateurs qui veulent garder la main sur leur maison connectée.










